La rando des Gaulois

Voici quelques semaines que nous sommes revenus de notre (long) week-end en Auvergne. Il est bien temps de vous partager cette aventure

La Vercingétorix c’est quoi ?

La Vercingétorix c’est un autre événement « trail » organisé par Cocoricorando (vous vous souvenez du March Moto Madness ?) sauf que là on parle de 600 kms de routes & chemins au cœur de l’Auvergne, non loin du plateau de Gergovie.

Il n’en fallait pas plus pour nous donner envie !

Jour 0 : On the road again

Jeudi 21 juin départ à l’aube, vers 10h30, car une grosse journée nous attend : descendre à Lavoûte-Chilhac depuis Taverny sans passer par l’option péage.

Yeah baby !

Après de nombreuses heures sur la selle, les fesses douloureuses et le dos en compote, nous sommes arrivés à destination. Il est temps de monter la tente au camping municipal réquisitionné pour l’occasion.

Nous ne sommes pas les premiers sur place, de nombreuses Africa Twin et GS trônent fièrement sur le pelouse, uniques seront nos Versys-x 300 ce soir 🙂

Campement pour la nuit

Une fois le campement établi, il ne nous manquait plus qu’une chose cruciale: une bière fraîche (et accessoirement un repas).

La bière, nos voisins de prairie n’en manquaient pas. Ce groupe de Bretons ne carburait pas à la Vittel. D’humeur joyeuse et somme toute sympathique nous engageons la conversation. Ils finissent par nous proposer de rouler avec Charles et Dany demain. Ils veulent rouler gentillement à la différence du reste du groupe qui semble plus vouloir taquiner du rupteur. Nous acceptons avec plaisir et mettons fin à la conversation car la faim se fait de plus en plus sentir. Nous leur souhaitons une bonne soirée et nous nous donnons rdv demain matin au briefing.

Les deux restos du patelin sont évidement pris d’assaut mais nous arrivons à dégoter une table dans l’un deux. Nous pouvons enfin nous poser !

Jour 1

Le lendemain matin le rdv était fixé à 7h30 (à l’aube, mais pour de vrai!) pour le briefing donné juste en face du camping. C’est l’occasion pour tous de dire bonjour à la team Cocoricorando et de trouver des compagnons de routes pour les prochains jours : avec 170 inscrits les départs seront donnés par petits groupes de 4-5 motards. L’important étant de trouver des personnes avec un niveau similaire au sien.

Globalement ça se passe comme ça :

  • – Hey dis moi, toi sur les chemins t’envoies du gros gaz ou t’es plutôt cueillette de champignons ?
  • – …
  • – Non parce-que moi j’aime beaucoup les cèpes !

Mais nous avons dépassé ce stade car avons déjà rdv avec nos amis Bretons, Charles et Dany respectivement en KLX 250 et DRZ 400. Ils ne furent pas long à localiser, heureusement qu’ils ne roulent pas en Africa Twin ou en GS .. En tout cas notre groupe était formé et nous étions près !

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Le départ donné, nous nous élançons en suivant le tracé GPS fourni par les organisateurs : on commence gentil avec de belles routes pour s’échauffer puis arrivent les premiers chemins.

Nous roulons tranquillement sur les graviers, c’est le début de la journée, les motos sont chargées (avec la tente et toutes nos affaires) et puis faut bien dire qu’on est toujours aussi pataud sur les surfaces glissantes/instables. Ça tombe bien Charles s’est blessé à l’épaule il y’a quelques semaines et « ne doit pas avoiner ». Dany en revanche s’habitue bien à sa moto et au terrain, il nous abandonnera rapidement pour trouver un groupe à son niveau.

Au détour d’un chemin nous faisons connaissance de Ludovic et Yohan, respectivement en WR 400 et XT550. Manifestement, ils ne sont pas aussi habiles du GPS que nous et cherchent quelqu’un pour leur ouvrir la route . Ils ont l’accent du sud, semblent être de joyeux lurons et souhaitent rouler à un rythme raisonnable pour profiter des paysages. C’est décidé : notre gang comprend désormais 5 membres. Nous ne nous quitteront plus jusqu’à la fin du séjour.

Les pistes s’enchaînent mais ne se ressemblent pas : sable, pierres, terre, ornières sèches ou humides. Le plus difficile pour nous est sans conteste le sable : l’avant veut aller à droite, l’arrière à gauche et ils changent d’avis toutes les 2 secondes. La méthode à appliquer est unanime auprès des pilotes : tu regardes loin, tu détends le sphincter et tu mets du gaz (enfin pas trop non plus. Il appartiendra à chaque pilote de déterminer à quoi « pas trop » correspond ..). L’idée générale étant de mettre du poids sur la roue arrière : ça lui donne de la traction et ça allège l’avant. En suivant cette règle on est prêt pour le Paris-Dakar on peut espérer ne pas tomber tous les 20 mètres. Classe !

Nous continuons le tracé et arrivons sur un chemin où nous croisons pas mal de nos confrères qui roulent en sens inverse. Je m’interroge : allons nous dans la bonne direction ? Ne devons nous pas tous aller au même endroit et par la même route ?

Au bout de quelques minutes d’incertitudes nous arrivons en bout du chemin, duquel en partait un autre en direction d’un sous bois avec une pente impressionnante. Sans nous arrêter et sans chercher plus loin, nous gardons notre rythme et nous nous élançons à grand renfort d’accélérateur. Le terrain est difficile, accidenté et plein d’ornières sèches. Il faut choisir le coté du chemin qui nous semble le plus facile, tout en sachant qu’il sera très difficile d’en changer en cours de route. Je m’élance à droite, le reste du groupe suit. La pente est vraiment raide (le gps indiquera plus tard un taux moyen de 20%) mais le poids contenu de la Versys 300 me permet de venir à bout de l’épreuve sans trop de difficultés. Les quelques KTM et Africa Twin croisées en travers du chemin confirment la difficulté de ce passage.

Arrivé en haut pas de trace du groupe. Au bout de quelques minutes Charles, Yohan et Ludovic me rejoignent : Cécile a chuté. Apparemment pas de bobos mais elle va avoir besoin d’aide pour monter la moto. Je redescend donc à pieds. Cécile va bien et la moto a déjà été relevée par d’autres pilotes. Je monte dessus et mets du gros gaz pour arriver à démarrer sans caler. L’élégance était la grande absente de la manœuvre mais je finis par arriver en haut une seconde fois.

Dans le groupe la même question revient en boucle :

C’est sur la trace aventure ça ??

Car oui les organisateurs fournissaient pour chaque journée trois traces :

  1. L’aventure : pour les débutants
  2. L’extrême : pour les confirmés // à 95% identiques à l’aventure mais avec certains passages bien plus compliqués (ornières boueuses, passages à guets etc.)
  3. La route : pour les fatigués qui souhaitent quand même profiter du paysage

Bien sûr nous suivions depuis le début la trace « aventure ». Ce passage a surpris tout le groupe; non pas par sa difficulté (certes incontestable) mais par le manque d’homogénéité avec le reste du parcours. Nous conclurons à une farce des organisateurs … 🙂

La journée est bien avancée et la fatigue se fait de plus en plus présente. Cécile m’annonce dans l’intercom qu’elle souhaite rejoindre la trace « route » pour arriver à destination plus rapidement. On s’arrête, il est temps de se concerter avec le groupe. Après quelques minutes d’hésitation, il apparait qu’elle n’est pas la seule à bout de course pour sa première journée. Nous décidons de rester ensemble et de terminer par la route. Nous avons parcourus ~200 kms en 10h. Je ne vous ferai pas l’affront de vous calculer la vitesse moyenne, les maths sont simples et cela étalerait d’avantage notre niveau plus que moyen. Deal ?

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Nous plantons donc la tente dans le domaine du Moulin de Barette, lieu de bivouac pour les deux prochaines nuits prévu par l’orga. La tente montée direction la douche, froide. Oui il y’a « un problème avec l’eau chaude ». Cécile, elle s’est mieux débrouillée; elle a réussi a négocier une douche chaude dans le bungalow des Bretons. On se demande parfois où est l’égalité des sexes .. 🙂

Une fois la poussière et la sueur de la journée débarrassées, il est temps de rejoindre notre gang pour une bière et un bon repas. Nous retrouvons les amis de Charles dont Dany. Nous racontons nos exploits de la journée mais aussi (et surtout) nos frayeurs et nos chutes.

Certains ont eu moins de chance que nous et ont déjà abandonnés : moto cassée voir pilote abîmé. Finalement on ne s’en tire pas si mal pour des débutants.

Jour 2

Après le petit dèj’ le départ est donné vers 8h30. Nous laissons les furieux partir en premiers, en profitons pour reprendre un café et partir à notre rythme. Notre groupe à le mérite d’avoir un niveau et des désirs homogènes.

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Aujourd’hui nous partons légers : comme nous revenons dormir sur le domaine du Moulin de Barette, nous laissons tente et affaires sur place. Cela devrait faciliter les manœuvres Off-Road.

Armé de mon téléphone en guise de GPS (via l’excellente appli OsmAnd) j’ouvre la route. Le rôle de l’ouvreur n’est pas simple : il est garant de la navigation, du pilotage de sa moto et de la gestion du rythme pour tout le groupe. Gérer tout cela dans une descente à 25% et gravillonneuse n’est pas chose aisée. Le seul avantage est que l’on ne mange pas la poussière levée par les roues de ses camarades. Moi en tout cas j’y prends goût et ça permet de peaufiner la configuration et mon utilisation d’OsmAnd.

Le tracé du jour est long, plus de 220Km. Il sera difficile d’en venir à bout, surtout vu notre rythme. Quelques soucis techniques sur ma Versys ne nous ont pas aidés :

  • En arrivant un peu vite sur une bosse, j’ai tapé une racine sur le bas coté gauche à la réception avec comme conséquence l’arrêt total et brutal du moteur (mais heureusement pas de chute). Après une rapide analyse la crainte fait place à l’espoir : ce n’est que le contact de sécurité de la béquille latérale qui ne fonctionne plus. Le contacteur est démonté puis redressé délicatement à « coups de lattes techniques » : le moteur démarre, nous repartons.
  • Après un chemin bien caillouteux, je me trompe de route et nous partons dans la mauvaise direction. Nous nous retrouvons en plein champ et en plein cagnard à faire demi-tour comme nous pouvons. Les pilotes ont chaud et les mécaniques aussi. D’ailleurs mon témoin de surchauffe moteur vient de s’allumer. Bizarre, je n’ai pas entendu le ventilateur démarrer. Je décide de sortir du champ et de prendre un peu de vitesse pour refroidir le moteur naturellement. Le témoin s’éteint, nous continuons donc. 500 mètres plus loin il se rallume : j’ai bien un souci de surchauffe. On s’arrête dans un coin ombragé, l’occasion pour tous de se rafraichir et pour moi de comprendre ce qu’il se passe. Niveau d’eau Ok, pas de fuites visibles, en revanche le ventilateur reste immobile. En y regardant de plus près, il m’est impossible de la faire bouger à la main -> il est bloqué par un cailloux. Ouf ça n’a pas l’air si grave, espérons juste que le moteur électrique n’ait pas cramé. Je déloge l’intrus, redémarre le moteur et attend de voir si le ventilo se remet en route. Une fois la température limite atteinte le ventilo démarre. Soulagement. Nous repartons à nouveau.

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En fin d’après-midi Cécile nous quitte pour la trace « route », parce que soit disant il faut garder de l’énergie pour demain tout ça, tout ça…. Le reste du groupe a encore un peu de patate, nous décidons de la laisser rentrer seule et continuons notre trace « aventure ». Le rythme est bon, nous avançons vite. Les 40 derniers kms de la trace ne poserons pas de soucis particuliers.

Sur le retour nous nous arrêtons faire le plein d’essence. La KLX 250 de Charles avec ses 7 litres de contenance n’a pas grande autonomie. La Versys est mieux lotie avec ses 17 litres mais nous le payons en kilos supplémentaires.

De retour au bivouac, Cécile est déjà là et douchée. Pour l’heure place à l’apéro, notre douche à nous attendra un peu. Nous sommes fatigués mais satisfaits de notre journée et de notre performance. Ce soir nous ne veillerons pas tard, demain matin il faudra tout remballer : nous quitterons le domaine du Moulin de Barette pour retourner sur Lavoûte-Chilhac.

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Jour 3

Nous commençons à bien connaitre le rituel du départ : petit dej’, remballage des affaires, briefing et top départ.

Nous ne dérogeons pas à notre règle, nous partirons dans les derniers. Nous reprenons un café et en profitons pour parler stratégie avec le groupe : quel rythme ? Quel tracé, aventure ou extrême ?

Ludovic et Yohan ne disent rien mais je sens bien que le rythme un peu plus soutenu des 40 derniers kms d’hier soir leur ont bien plu. Charles et Cécile sont plus réservés et souhaitent rester sur l’aventure. Le briefing a pourtant évoqué à un passage à guet sur l’extrême, à 12 kms du départ, je me dis que ça serait dommage de rater ça et soumet l’idée à l’équipe. Après quelques minutes de réflexion la stratégie est simple : Charles et Cécile partiront sur l’aventure, nous sur l’extrême puis nous nous retrouverons au Km 20 pour continuer ensemble. Cela semble contenter tout le monde, nous mettons le plan à exécution.

Nous arrivons avec Johan et Ludovic au fameux passage à guet. Plusieurs pilotes ont fait demi-tour devant nous, pourtant au premier abord il ne parait pas si difficile que cela à franchir : peu de courant, environ 25 cm de profondeur sur 10 mètres de large.

Je m’élance donc, prudemment mais sûr de moi. Premier constat : il y a beaucoup de pierres au fond de l’eau, la roue avant est balancée de gauche à droite. Difficile de garder son cap dans ces conditions mais je ne lâche rien, la pire des choses serait de couper les gazs. Arrivé au 3/4 du passage, je n’arrive pas à éviter une pierre plus grosse que les autres, la moto est emmenée à gauche puis penche fortement sur la droite. Ma jambe retient tout le poids de la machines et des bagages. Je n’arrive pas à retrouver l’équilibre, une pierre coince la roue avant. Je finis par abandonner le combat et décide poser doucement la moto dans l’eau en ayant pris soin de couper le moteur avant. Ce serait dommage d’aspirer de l’eau par le filtre à air..

Les bottes remplies d’eau je commence ma manœuvre pour relever ma machine. Yohan en profite pour traverser à son tour. Il arrive bien mieux que moi à guider son XT550 parmi les pierres et arrive sur l’autre rive sans encombres.

Il reviendra, accompagné de deux autres pilotes, se mouiller les pieds pour m’aider à relever la Versys (c’est beau l’amitié motarde).

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A quatre nous arrivons sans peine à me libérer des pierres et à me remettre dans l’axe. Je rallume le contact et appuie sur le démarreur. Le twin 300 s’ébroue sans problème : l’eau ne gagnera pas cette fois. J’arrive enfin à bout de la traversée. J’ai deux aquariums en guise de bottes.

En remontant le chemin de l’autre côté je constate que certains ont eu moins de chance que moi : la moto tenue verticalement, la bougie démontée, ils chassent l’eau du moteur à coup de démarreur. On apprendra plus tard que le pilote a finalement abandonné. Un autre avait perdu un de ses deux cylindres; apparemment l’eau avait gagné le système d’allumage et la bougie avait fait valoir son droit de retrait. Il roulera sur une patte pendant 30 minutes, le temps que l’électronique sèche.

Ludovic traverse à son tour. Sur son grand WR 400, il roule sans peine sur le fond de caillouteux, ce n’est qu’une formalité pour lui. Je lui soupçonne un passé d’enduriste non avoué 🙂

Nous reprenons la route en direction du Km 20 pour rejoindre Cécile & Charles. Il s’agit d’un pont initialement construit pour une voie de chemin de fer qui n’a jamais vu le jour. Le tracé de la ligne fantôme fait une excellente piste gravillonneuse sur laquelle nous roulons vite. Nous ne tarderons pas à réunir notre groupe.

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Nous enchaînons les chemins et petites routes. Un banc de sable tapis dans l’ombre me surprend sur une longue ligne droite. J’arrive vite, trop vite pour mon niveau. Pourtant j’applique à la lettre ce qu’on ma enseigné : j’accélère encore plus et me force à regarder loin. La direction est incertaine, j’ai l’impression de ne rien contrôler. Je me dis que cette fois c’est mon tour, Cécile n’aura pas le monopole des chutes. Heureusement ce passage n’est que de courte durée, une vingtaine de mètres tout au plus. Mes roues finissent par rouler à nouveau sur un terrain plus amical. J’arrive à m’arrêter et me retourne pour voir comment le groupe s’en sort : Cécile a décidé de renouer avec la nature une nouvelle fois. Heureusement pas de bobos, les cultures du champ d’à coté ont largement amorti le choc. Seul le protège main avant gauche est marqué. Nous repartons.

Le poids des deux jours précédent se fait sentir. Le GPS indique encore 100 kms à parcourir quand nous décidons de rejoindre la trace « route ». Yohan et Ludovic auraient bien continué sur les chemins mais se rallient finalement à la majorité. Ils ne terminerons pas non plus le parcours « aventure ».

Nous voilà donc de retour à Lavoûte-Chilhac. Nous retournons planter notre tente au camping municipal, prendre une douche (chaude !) bien méritée avant de nous retrouver en face de la rivière pour le dernier repas.

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Comme à l’accoutumée, nous dînons avec la délégation Bretonne (aka BZH pour « Bienvenue en Zone Humide ») dans une ambiance toujours aussi chaleureuse. Le repas sera néanmoins rapide, certains reprennent la route ce soir. C’est le cas de Yohan et Ludovic. Nous nous disons au revoir et nous jurons de nous arrêter les voir si nous descendons dans le sud. Il est temps d’aller se coucher.

Le lendemain matin Charles et Dany ont disparus, ils ont du partir plus tôt que prévu. Nous nous dirons au revoir plus tard par e-mail. Il est également temps pour nous de songer à rentrer. La tente pliée et les affaires dans nos sacoches, nous quittons Lavoûte direction le nord et la région parisienne.

La route retour est longue. Cela fait à peine 1 heure que nous sommes parti que je suis déjà pris d’une sorte de nostalgie. Le moral est en berne et le peu de conversations que nous avons avec Cécile à travers l’intercom me disent que cet état d’esprit est partagé. Une brève rencontre avec un courtier en assurance, motard enthousiaste et curieux de notre périple, égaiera notre trajet.

Malgré la fatigue des 4 derniers jours, les 540 Km se déroulent sans encombres. C’est officiel, la Vercingétorix 2018 est terminée !

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Merci à Cocoricorando et particulièrement Yann Lacante, pour la bonne humeur et la formidable organisation. Je ne connais pas les coulisses, mais cela ne doit pas toujours être simple.

Charles, Ludovic, Yohan : on remet ça quand vous voulez. C’était un réel plaisir de rouler avec vous !

2 réponses sur “La rando des Gaulois”

  1. Un récit très bien écrit, ça donne envie de vivre l’aventure. Enfin presque.
    J’ai tout de même failli décrocher à deux reprises sur des passages assez insoutenables : un rdv à 7:30 ?! et pire, douche froide ?!! je crois que j’aurais pué le jour suivant…
    Encore !!! (avec plus de photos)

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