La Corée du Sud : unexpected travel

Initialement, le plan c’était d’envoyer les motos depuis le Japon vers Vancouver ou Seattle (selon tarifs & formalités douanières). Mais on a vite compris que le shipping depuis le Japon, c’était inabordable. Premier devis en aérien : 12 000 € pour les deux motos. La blague.

Second devis depuis un port proche de Tokyo : 2 000 € environ par moto (3 semaines annoncées de transport).

Sachant que les devis, c’est toujours un cauchemar puisque c’est calculé selon le poids et/ou le volume : ce qui sera le plus avantageux pour le transporteur une fois le « paquet » emballé. Donc impossible d’avoir une idée précise, à moins de papoter avec des précurseurs-voyageurs à moto qui ont fait la même chose, mais y’a pas trop longtemps par contre. Parce que les tarifs varient aussi selon la demande. Et que quand il s’agit de particuliers, les transporteurs aiment pas du tout.

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Le Japon en août, part 3 : mais ton K-Way aussi, tu prendras.

Vient le moment de quitter notre chère famille Wiederhold et de reprendre la route !

Comme notre ferry vers la Corée est tout au sud, sur l’île de Kyushu, et qu’on a un rythme d’escargot, il est temps de repartir avec pleins de beaux moments en tête.

Direction Sendai à travers les montagnes, pour visiter la distillerie Nikka.  Back to whisky après le saké, les japonais sont plutôt bons dans le domaine alors autant en profiter !

La visite est expresse mais intéressante, et ce qui est top surtout c’est le cadre. On sent bien que le lien à la nature, l’harmonie et l’attention au détail est pensé partout et à toute occasion. La distillerie est en plein milieu d’une vallée, au cœur des montagnes, c’est beau, et c’est bon. Car après la visite vient la dégustation ! Avec modération puisqu’il nous reste quelques 30 kms à parcourir.

On a pris le petit format

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Le Japon en août, part 2 : à grosses gouttes, tu transpireras

Pendant que Fafa s’extasie littéralement sur la visite d’usine (bon en vrai, j’étais super contente aussi !), je reçois la douloureuse suite à ma collision moto-portière post nuit blanche.

Ça pique … Comme l’assurance ne prend en charge que les dégâts de santé que tu pourrais causer, et non pas les dégâts matériaux, c’est bibi qui se retrouve à comprendre comment fonctionne le dépôt en banque pour rembourser ses méfaits. 500 € plus tard, vaseline non comprise, je peux enfin passer à autre chose.

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Visite de l’usine Kawa, part 2 : à l’heure tu arriveras !

Retour le mardi 30 juillet. Il est 9h45 et nous avons rendez-vous à l’usine d’Akashi à 11h. Avec Cécile, on se dit que 1h15 pour faire les 40 kms qui séparent l’hôtel de l’usine seront suffisante.

C’était sans compter la circulation étouffante sur cet axe majeur. D’ordinaire, en France, on serait arrivé bien en avance grâce à l’inter-file. Sauf qu’ici, sans être interdit (les scooter remontent les files par le caniveau), ce n’est pas forcément anticipé par les « caisseux » et avec nos bagages il nous faut un boulevard pour passer. Donc on poireaute derrière les voitures et on cuit sous nos vestes.

Avec un bon 32km/h de moyenne, et 5L de flotte en moins, on arrive. Il est 11h01.

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Le Japon en août : tu maudiras tes bottes de moto. (et les gens aussi)

La traversée depuis Vladivostok s’est bien passée : la mer était calme, la cabine spacieuse et le bateau climatisé. Ce dernier point est important, car dehors c’est la fournaise !

Le trajet du bateau. Là normalement je vous laisse quelques minutes pour vous repérer…

Depuis que nous sommes partis de Vladivostok nous sommes rentrés dans un climat tropical : chaud et humide, très humide. Sur le pont lors de l’escale à Donghae en Corée, la chaleur est suffocante et on a du mal à s’imaginer enfiler notre équipement moto par cette température ! On se dit que ce sera moins pire arrivé au Japon.

Et bien non, c’est exactement pareil au Japon.

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Transsibérienne, ne pas se (re) jeter dedans.

Une petite référence qui va bien, pour marquer notre retour en Russie, et très vite, sur la fameuse transsibérienne ! Une fois qu’on a goûté à ce pays, difficile de ne pas y revenir.

On a bien trouvé la piste après la frontière, de toute façon, ça n’était pas bien compliqué, puisqu’il fallait aller toujours tout droit !

Tout droit, mais avec une pause photo
Et quelques « légers » travaux de voirie

Bien épuisés par cette latence à la frontière russe, et parce qu’on a encore repris une heure dans les dents, on décide de rester une nuit à l’hôtel dans la ville juste après, Borzia. On prévoit une nuit, qui se transformera en deux puisqu’on a besoin de recharger les batteries (et changer ce qu’il nous reste d’argent mongol, sachant qu’on a vu un peu trop large).

Pour la barre d’énergie, c’est bon. D’autant qu’on est dans un hôtel arménien, qui a aussi un excellent restaurant arménien, donc on se régale.

Oh ouiiii, des léguuuuumes !! (mais on ne mangera pas que ça hein)

Par contre pour les tugriks mongoles, c’est une autre histoire. Alors que jusqu’à présent il nous a été facile de changer/nous débarrasser/dealer avec d’autres voyageurs les monnaies locales à la sortie du pays, ici, on nous renvoie d’une banque à l’autre, et dans la plus grande on nous rigole un peu au nez. Ici, ça ne vaut rien votre papier ! Et comme il s’agit d’une frontière quasiment pas empruntée, pas de copains aventuriers pour échanger. Et galère … On a 70 € de monnaie mongole pour vos prochaines vacances, si ça vous intéresse 😀

Bon, comme la Mongolie est une destination populaire parmi les français, je ne m’inquiète pas trop.

Retour en Russie donc ! Après deux nuits de repos, objectif retour sur la transsibérienne, et plein est. Nous avons 2 900 kilomètres à faire pour arriver à Vladivostok avant le 24 juillet, date de notre bateau pour le Japon.

On fera encore un peu de piste pour récupérer la transsibérienne, à travers champs d’abord, cadre un peu monotone, puis dans des collines/montages. On retrouve un peu de relief avec plaisir, et on se perd au milieu de tout ces arbres.

Zénitude absolue
Princesse Disney 2, bientôt sur vos écrans

On avance à bon rythme, d’une parce que la piste est bonne, et de deux parce qu’inconsciemment les pilotes ont bien progressé en off-road, sans trop s’en rendre compte. Avec le recul, je vois l’évolution de notre niveau, de notre assurance et du niveau de plaisir pris VS la crainte de la difficulté. On est très contents d’être arrivés jusque là ! Merci Cocoricorando aussi 🙂

Après une belle journée de soleil, on s’arrête faire le plein dans une improbable épicerie tenue par des pamiris !! Puis on se prend la saucée du siècle, qui part aussi vite qu’elle est arrivée, et on plante la tente en plein milieu d’un champs de fleurs de toutes les couleurs à l’écart de la route. On sera visité par deux cavaliers et un 4×4, qui une fois de plus nous prennent sûrement pour des fous. Le reste de la soirée ne sera perturbée que par la biodiversité locale, carrément bien portante !

Un gros dodo, et c’est reparti pour nos 2 600 bornes jusqu’à Vladivostok !

Notre « route du fleuve Amour » jusqu’à Khabarovsk se déroule bien. On avale du kilomètre, on évolue au milieu des arbres et des moustiques, au chaud, entre camping sauvage et hôtels quand le besoin de douche se fait sentir. On mange des borchs dans des cafés au bord de la route, on croise des copains à moto, on nettoie les papillons écrabouillés sur les casques et on évite tant bien que mal les moustiques quand on s’arrête. J’ai quand même un record de 15 piqûres sur une pause pipi de 3 minutes. Aie.

Je vous l’avais déjà dit non ? Les moustiques, il n’y a que comme ça que je les apprécie…

La route est belle, bonne et facile. On a pas beaucoup de trafic, on croise très peu de policiers. La vitesse maximale est de 90 km/h, et on naviguera dans ces eaux-là, 90, 100, 110. Les motos se comportent bien, les fesses des pilotent taisent leur lassitude, la route défile, les sapins et les bouleaux aussi. On se prend un peu la flotte parfois. Et quand on se la prend, c’est pas à moitié !! Mais heureusement pour nous, on a jamais eu de journée complète de pluie. Le reste du temps, il fait bien beau. Et chaud.

Cette route est assez fantastique quand on y pense, elle traverse le territoire russe de part en part, soit environ 11 000 kilomètres, de la Baltique au Pacifique ! Au final, nous n’en verrons qu’une petite partie, à l’échelle russe.

Nous apprenons aussi que sa partie extrême-orientale, n’a été terminée qu’en 2010 ! Le tronçon Irkoutsk-Vladivostok a été inauguré par Poutine à bord d’une magnifique Lada Jaune (pour faire la promotion des véhicules russes).

« L’homme du peuple »

J’ai aussi une grosse pensée et un gros merci à transmettre destination tous les bonhommes en orange croisés sur notre route, qui ont le travail titanesque d’entretenir la transsibérienne. Que ce soit couper l’herbe sur les côtés, refaire la chaussée, installer les glissière de sécurité, réparer les ponts etc. Les conditions de travail doivent être particulièrement éprouvantes, mais heureusement qu’ils sont là.

Jour 100 de notre voyage, on arrive à Khabarovsk après notre plus grosse étape du voyage : 671 kilomètres, sans être matinaux, et sans rouler de nuit. Heureusement que le soleil se lève tôt et se couche tard !

Nous voilà donc dans la ville construite à la rencontre du fleuve Amour et du fleuve Oussouri, à un jet de pierre de la Chine.

Ma copine russe Elena, rencontrée lors de mon BTS Tourisme il y a …. longtemps, et retrouvée au hasard de la cantine chez l’Oréal l’année dernière, nous a conseillé d’y rester quelques jours. Elle a étudié le français là-bas et y a donc passé quelques années. Et comme on a bien roulé pour arriver jusque-là et qu’on est carrément bien sur le planning, on profite d’un peu de repos et de découvertes culturelles. Elle nous recommande une guide francophone, Julia, avec qui nous allons passer une formidable après-midi au soleil et au musée.

La ville est super agréable, on se promène à pied, et en bus, parce que mine de rien c’est vallonné et que la chaleur ça crève. J’ai beaucoup cette ambiance dimanche après-midi au soleil en Sibérie. On sent qu’il est apprécié et que les gens en profitent à fond, ils ne sont pas blasés soleil ici :).

De notre côté, on mange des glaces, on boit des bières, rien de bien inhabituel pour vous chers lecteurs, vous commencez à bien nous connaître.

La Russie en une photo : le monumentator aux morts, le bâtiment qui fut un jour moderne (il y a longtemps), et la cathédrale orthodoxe flambante neuve.

Merci Julia !
« – C’est un plan, pour construire un pédalo en forme de canard – Ça sert a quoi? – A la même chose qu’un pédalo »
Les grandes eaux de Khabarovsk sous fond de Scorpions et de Queen (des artistes locaux sûrement).
Paris – 10 911 km !
Tu veux te faire des nouveaux amis en Russie ? Va prendre une bière, on t’offrira des crevettes !
Les copains de beuverie (et de crevettes)

Après une pause culturelle et gastronomique bien méritée, nous reprenons la route en direction de Bikin.

Petite étape jusqu’à notre arrivée chez les parents d’Elena, Valentina et Leonid, qui vont nous accueillir chez eux pendant deux jours. Deux jours de partage, de délicieux repas, d’échanges tant bien que mal en russe, même si parfois on se comprend sans mots. Deux jours de découvertes de la nature environnante, de la pêche, de la datcha familiale et notamment de ses abricotiers productifs ! Je suis dans mon élément, malgré les moustiques. Des fruits et des légumes tout frais, une vue magnifique, des gens adorables… Un vrai petit coin de paradis !

Merci encore à Elena et à ses parents !

La Chine à moins de 15 kilomètres à vol d’oiseau
L’amazonie russe !
Les plaisirs du jardin
La vie est un long fleuve tranquille

Ce séjour aura aussi été plein de surprises, puisque nous avons eu l’occasion de rencontrer Sacha, un chasseur taxidermiste qui nous a laissé entrer dans son univers et qui nous a expliqué (comme il a pu avec notre niveau de russe) son travail et sa passion. Aujourd’hui, il est plus taxidermiste que chasseur, suite à une malencontreuse rencontre avec un ours. Pour info, c’est l’ours qui a perdu, mais Sacha en a hélas gardé des traces.

Une victime d’Obélix ?

Manucure du jour

Nous avons aussi rencontré Sacha & Sacha, des amis d’école d’Elena, qui nous ont accueillis à bras ouverts et avec beaucoup d’enthousiasme autour d’un dîner chez eux (au cours duquel nous avons également servi de dîner aux moustiques).

Et non ce n’est pas une blague, on aura croisé beaucoup de Sacha à Bikin 😁.

Ce n’était pas évident de partir après cette pause pleine de bienveillance et de bonnes choses !

Un dernier petit-déjeuner pour la route
ah, et un dernier déjeuner aussi ! Toujours pour la route 🙂

Eeeeeeeeeeet, des snacks fraicheur de la datcha, pour la route …

Mais la route nous appelait, nos postérieurs nous démangeaient, de n’avoir par roulé pendant 2 jours. Et oui, nous sommes devenus accros à la transsibérienne et aux kilomètres, des drogués de la distance, de la route et des sapins. Et puis c’était écrit : aujourd’hui on arrive à Vladivostok !

Et c’est ce que nous ferons. On réalisera avec succès notre traversée du continent, pour une arrivée sur l’un des pont emblématique de la ville en fin de journée, mer en vue.

Le pied. On l’a fait. Après le Pamir, le Baikal, on y est, plein est, à Vladivostok !

Par contre, nous n’aurons pas de belle photo pour symboliser notre arrivée avec les motos, puisqu’il faisait quasiment nuit, avec un ciel très bas, très gris. Et ce temps ne nous quittera pas pendant quasiment toute la durée de notre séjour là-bas.

C’est à la lumière tombante que nous nous garerons devant l’appartement d’Eugène et d’Elvira (Jenia et Elia). L’hospitalité de la famille Vnukov continue, puisque Jenia est le frère d’Elena ! Décidément. Ils ont le même age que nous à peu près, elle bosse dans l’audit dans une boite de télécom et lui à l’équivalent de l’office national des forêts russe. Ils nous hébergent dans leur chez eu pour 6 jours, ce qui n’est pas rien. Avec le garage pour la moto et tout, carrément !

On sera dans la continuité de l’accueil que nous avons eu à Bikin, généreux, humain, chaleureux. Que des supers moments encore une fois ! Quelle chance.

Sur nos journées de libre, on retrouve un copain motard croisé juste avant la frontière mongole. Il nous emmène en balade, hélas le ciel est bien bas et nous ne verrons pas grand chose de Vladivostok ce jour-là ! On en profitera pour discuter de la vie en Russie, des choix de vie, des passions du voyage et de la moto. On ira aussi laver les motos et apprécier le panorama les touristes chinois (qui sont très très trop nombreux).

Vue de ouf… quand il fait beau.
Alexei et moi-même en grande conversation philosophique … traducteur en main pour les subtilités !
Un petit shampoing pour Ulysse
« On » a lavé les motos 😀

Les prochains jours seront fait de visite sous la pluie, mais en bus, parce que les kit chaines des motos sont à l’agonie et qu’on a pas trouvé de concessionnaire qui ai le modèle désiré. Chaque tour de roue est une torture pour les oreilles et un déplaisir à la conduite, surtout sur Newt. Donc au garage les poulettes !

Promenades dans le port, visite de sous-marins-musées à l’abri de la pluie, pauses café et pause bière. On passe deux jours en balade dans une ville plutôt agréable et chouette, si seulement on voyait un peu plus de soleil, et un peu moins de chinois 🙂

Et puis finalement on craque, une matinée d’éclaircie vite fais, et on prend les motos jusqu’à l’île Rousski, au sud de la ville. Bah oui, on avait bien lavé les motos, alors pourquoi pas faire un peu de off-road bien gras juste après ?

Et voilà le travail ! Surtout que le trajet n’avait absolument aucun intérêt ahah
Бухта Стеклянная

On en profite aussi pour rencontrer pleins de gens chouettes. On revoit Alexei autour d’un café, qui nous présente son ami Denis, qui a passé plusieurs années à la légion étrangère en France et sa fille Nastia. Supers moments de partage en version multilingue sous-titrée !

On dine aussi avec des amis de Jenia, rencontrés autour de leur passion commune : la conduite sur glace. Deux d’entre eux ont vécu et bossé au Japon, et nous filent pleins de bons conseils. On échangera aussi ensemble sur les conditions de vie en Russie, et notamment en Extrême-Orient, ainsi que de voitures, de conduite, et de glace, forcément…

D’ailleurs, Constantin nous propose, entre le oolong et le strudel aux pommes (voyez comme ça fait viril…), d’aller visiter l’usine Mazda de Vladivostok, où il bosse maintenant depuis 10 ans.

Fafa a ses yeux qui deviennent tout ronds et brillants. Carrément qu’on veut ! La visite qui tombe comme un cheveux sur la soupe, et qui mettrait des mois à s’organiser dans un autre pays (genre au Japon ? l’usine Kawasaki par exemple ? héhé). Et là en 3 minutes, c’est réglé !

Demain, on dépose nos motos sur le port, on passe à la douane pour valider les papiers, et ensuite, on visite l’usine Mazda ! Normal !

On passe au bureau de notre transitaire à 9h, et on rencontre la team francophone sur place, avec beaucoup de motards, dont certains déjà croisés en route ! Et un couple de français en 4×4. Tout ce joyeux petit monde se retrouvera plus tard sur le bateau en direction de la Corée du sud et du Japon. La paperasse se fait rapidement et sans soucis, le plus dur restera de laisser les clés sur la moto en partant. Et oui, nous ne chargeons pas nous-même les motos à bord. Dure dure la séparation après tant de journées passées ensemble !

Dépôt des motos dans la zone sous douane (avec les clés dessus, snif !) pour le chargement dans le bateau..

Ensuite, sous un soleil cuisant (le premier jour de beau temps depuis que nous sommes là), nous nous dirigeons avec Constantin vers l’usine Mazda, pour une visite privée. Les lignes de productions ne fonctionnent pas à notre arrivée, car avec les chaleurs de l’été le shift de milieu de journée est supprimé. Dommage pour nous, tant mieux pour les employés !

En effet, l’usine est construite dans une ancienne base de sous-marins nucléaires soviétique (double dose de pétillement dans les yeux du petit Fafa), et le plafond est super haut ! Dur à chauffer en hiver, et à refroidir en été.

Happy Fafa !
Chargement en live dans le train, de l’usine à l’acheteur, direction Moscou.

On passera un bon moment tous les trois à visiter les lieux. Super après-midi d’autant plus chouette que totalement inattendue.

Le soir, nous profiterons de notre dernier repas avec Jenia et Elia, qui doivent être bien content d’enfin se débarrasser des deux squatteurs professionnels que nous sommes (petit clin d’œil à Montréal). Blague à part, nous avons vraiment été chouchoutés sur cette dernière partie du voyage en Russie, et c’est surtout grâce à Elena et à sa belle famille. C’était vraiment un super séjour 🙂

On a même le droit à notre tout dernier borsh de la route, préparé avec amour par Jenia :

AVANT
APRES

Et ca y’est, c’est le jour J. Nous sommes le 24 juillet, et c’est en taxi que nous nous rendrons à la gare maritime de Vladivostok.

Elia prendra encore un peu de temps sur sa pause déjeuner pour nous accompagner sur les derniers mètres et pour agiter son mouchoir sur le quai !

Dernière photo ! Si si, on a bien dormi… les petits yeux, c’est le soleil dans la tronche!
до свидания !

On grimpe dans le bateau, on croise les doigts pour que les motos soient bien avec nous à bord.

Bien que nous soyons ravis de poursuivre notre aventure, ce n’est pas sans un pincement au cœur que nous laissons la Russie derrière nous.

From Russia, with love.

Bienvenue en Mongolie (ou « Priuslie », ça marche aussi)

Nous sommes le 1er juillet et le Naadam commence le 11. Le Naadam c’est une fête nationale mongole qui célèbre aujourd’hui l’indépendance du pays vis à vis de la Chine. C’est aussi une période où tout s’arrête ici, y compris les frontières.

Le but du jeu pour nous étant de sortir de pays avant le début des festivités pour nous laisser assez de temps pour rejoindre Vladivostok d’ici le 20 juillet.

Le délai est court, le nouvel itinéraire (qui nous fait traverser le pays sur sa moitié est) nous est inconnu et les quelques comptes rendus que nous avons eu font état de pistes assez difficile, surtout par temps de pluie.

Et en ce moment il pleut ici.

Bref toutes les conditions sont réunies pour qu’on se dise « Banco ».

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Russie 2 – Elle revient et elle est encore plus belle

Aaah la Russie ! Quelle joie de la retrouver : les routes sont belles, on peut enfin passer la 6 et atteindre des vitesses à 3 chiffres, mais chuuut, ici c’est 90 km/h max… enfin en théorie. Oui parce que dans la pratique c’est plutôt 110-120. En fait 90, c’est quand les copains d’en fasse te font des appels de phares. Là, tu ralentis la cadence et tu passes devant le radar en sifflotant, l’air de rien, pour remettre la poignée dans le coin 20 mètres plus loin.

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