Le Japon en août : tu maudiras tes bottes de moto. (et les gens aussi)

La traversée depuis Vladivostok s’est bien passée : la mer était calme, la cabine spacieuse et le bateau climatisé. Ce dernier point est important, car dehors c’est la fournaise !

Le trajet du bateau. Là normalement je vous laisse quelques minutes pour vous repérer…

Depuis que nous sommes partis de Vladivostok nous sommes rentrés dans un climat tropical : chaud et humide, très humide. Sur le pont lors de l’escale à Donghae en Corée, la chaleur est suffocante et on a du mal à s’imaginer enfiler notre équipement moto par cette température ! On se dit que ce sera moins pire arrivé au Japon.

Et bien non, c’est exactement pareil au Japon.

Beaucoup de gens nous avaient dit qu’il fait chaud en août ici. Mais comme on est des bonshommes (enfin surtout moi), on a choisi en plus l’option « canicule exceptionnelle » histoire de pimenter les choses.

En tout cas pour l’instant pas question de conduire au Japon, le bateau vient tout juste d’accoster et nous sommes seulement autorisés à sortir les motos du bateau pour aller les garer dans la zone douanière. Le reste des démarches se fera à pied.

Ouaiii je pue déjà des dessous de bras !!

Avec nous, Bjorn, un motard belge rencontré au départ du bateau à Vladivostok, doit effectuer les mêmes démarches pour prendre la route : faire traduire son permis de conduire par la « JAF » (Japan Automobile Federation), dédouaner la moto et acheter une assurance. Heureusement toutes ces démarches sont parfaitement connues de notre intermédiaire : Tatiana. C’est elle qui nous accueille à peine arrivés sur la terre ferme. Elle explique les démarches et nous donne une bonne dose de documents à remplir. Un chauffeur nous emmène ensuite à la « JAF », à 40 minutes de là, pour obtenir une traduction officielle de notre papier rose. Notre carnet de passage en douane obtenu en France avant notre départ sera nécessaire pour cette étape. Les employés de la JAF décèlerons d’ailleurs une anomalie sur les dates renseignées par l’automobile club de France sur mon document… Ils n’avaient qu’un job à faire, ils m’ont pompé 250€ pour ça et ils arrivent encore à se planter. Ce document est pourtant important : il nous permet de rentrer sur le territoire Japonnais avec nos motos et surtout de récupérer, à notre retour,  les 3000€ déposés en caution avant de partir !

Heureusement l’employé de la JAF ne tiens pas compte de l’erreur et me remettra la traduction de mon permis, hourra !

Le chauffeur est resté avec nous. Il attend qu’on nous ayons tous fini pour nous emmener dans le bureau des douanes sur le port. Là nous avons juste à donner les papiers habituels (carte grise, permis et passeport) et à attendre. Au bout 40 minutes nous obtenons tous les trois notre tampons sur nos passeports. Pas de questionnement par les douaniers, pas de contrôle du chargement des motos, rien. C’est trop facile.

Le chauffeur nous ramène aux motos, où nous retrouvons Tatiana. Elle nous explique que nous ne sommes pas encore sortis d’affaire car il y aura bien un contrôle des motos, il faut juste attendre un peu. Nous attendons donc dans le terminal du port qui a le mérite d’être climatisé. Car je le rappelle, dehors c’est la fournaise.

1800 cm3 sur la photo. Avec nos deux motos, on en a même pas la moitié !

Trois douaniers finissent par arriver. Nous faisons le tour des motos et, même s’ils nous ferons ouvrir nos top case et éventuellement une sacoche, ils nous donnent rapidement l’autorisation de prendre la route. Et la route on est bien content de la prendre. Cela fait à peine 10 minutes que nous sommes dehors avec les douaniers et nous sommes passés de la cuisson « saignante » à « à point ».

Dernier point avant de partir, il faut payer Tatiana pour ses services, l’assurance des motos et le chauffeur. Cela fera 340€ s’il vous plaît. (et encore, on a partagé le taxi avec Bjorn…)

Bienvenue au Japon !

Ici on roule à gauche, on se met d’accord avec Cécile, si jamais je devais dévier à droite pour reprendre un placement plus naturel pour moi, elle me le signalerait d’une voie douce et agréable dans l’intercom de nos casques : A gauuuuche !!!

Notre fine stratégie établie, nous prenons la route en direction de Matsue où un des plus beau château du Japon nous attend (et aussi un dortoir à peu près abordable pour passer la nuit). J’ouvre la route suivit par Bjorn, Cécile fait la moto balais. Comme il est presque midi et qu’on a cavalé toute la matinée, on a les crocs. Le plan est de s’arrêter dès qu’on aperçois un restaurant.

Heu, comment on écrit restaurant en japonais déjà ?

Vous l’avez compris, on a mis du temps avant d’en trouver un où l’apparence extérieur ne laissait planer aucun doute sur la nature du lieu. Notre premier repas japonais était donc un fast-food… On peut mieux faire, mais ça cale la dent creuse.

Mais non t’as pas le soleil dans les yeux ! C’est dans la tête tout ça.

Bjorn nous quitte ici, il prend la direction d’Hiroshima. Il n’a en effet que deux ou trois jours au Japon et il souhaite aussi voir le mont Fuji. Bref il est tendu niveau timing.

Nous reprenons notre route à deux motos et arrivons rapidement dans la jolie ville de Matsue. On trouve notre auberge et sommes accueillis par le couple de propriétaires avec une extrême gentillesse. Ils tiennent l’auberge mais également le restaurant de nouilles chinoises (Ramens) dans la rue juste en face.

Aujourd’hui c’est grand luxe : dortoirs oui, mais nous serons seuls. Du coup cela revient à avoir une grande chambre privative avec pleins de lits superposés. On pose les affaires, on se change et on part se balader et visiter le château.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a la classe.

 

La visite se fait pieds nus car comme à l’accoutumée au Japon : pas de chaussures en intérieurs.

Pour le dîner, le restau de Ramens des propriétaires de l’auberge se révélera être un excellent choix ! Des plats goûteux, la bière offerte et de nombreuses photos avec nos nouveaux admirateurs seront le menu du soir.

Le lendemain nous prenons la route de Tottori et ses dunes de sable histoire de se faire un flashback au Maroc. On décide aussi d’y camper pour la nuit pour économiser sur l’hébergement (extrêmement cher au Japon).

Nous installons donc notre tente sur un terrain de camping officiel (et gratuit !). C’est l’occasion d’observer les Japonnais en camping : la tente doit faire 8 m² au sol minimum, 2 mètres de haut et accommoder le barbecue à gaz, les bancs, les étagères et la déco. Bref ils emmènent à peu près toute leur maison.

Mais eux, ils ne voyagent pas à moto. D’ailleurs, ils ne pourraient pas. Même en Ural.

Au début le camping paraissait être une bonne idée, sauf qu’ici c’est toujours la fournaise… de jour comme de nuit. Les 90% d’humidité et les 27°c à la « fraîche » ont raison de notre sommeil. La nuit fut courte.

Le lendemain nous reprenons la route, en petite forme, en direction d’Himeji sur la côte sud/est. La route est longue et traverse la zone montagneuse qui sépare les deux côtes.  Les infrastructures mises en œuvre pour s’accommoder de ce relief escarpé sont impressionnantes. Je n’ai jamais vu autant de tunnels, de ponts et de barrages en si peu d’espace. La densité et la taille des construction est réellement impressionnante.

Au Japon un tunnel de 4 kms est quelque chose de courant.

A partir de là, on accepte un peu mieux le tarif exorbitant des autoroutes : ~30€ pour 240 kms pour une moto.

Après une pose clim/eau/toilette sur une aire d’autoroute, Cécile dé-béquille Ulysse de la centrale en oubliant de replier la latérale : s’en suit une perte d’équilibre inévitable, envoyant la moto sur la voiture garée à coté.

Le temps de béquiller Newt, les dégâts avaient déjà eu lieu : paf la voiture.

J’aide Cécile à relever la moto, le guidon, la sacoche et le top case ont frottés contre la portière. La moto n’a rien, Cécile est un peu sonnée mais surtout très vexée.

Tout le monde peut se faire avoir ainsi, d’autant qu’aujourd’hui nous ne sommes pas vraiment en forme, mais cela reste une expérience rageante.

Nous voici donc au milieu de ce parking, en plein soleil, à devoir trouver les propriétaires de cette voiture. Je me dirige vers le comptoir info et tente d’expliquer à un japonais qui ne parle pas anglais, qu’on vient d’abîmer une voiture et que nous recherchons les proprios. Après de longues minutes à jouer avec les traducteurs en ligne, mes interlocuteurs comprennent notre besoin. Ils passent une annonce dans les enceintes de l’aire. Pendant ce temps on patiente à l’intérieur, à l’abri de la chaleur écrasante du soleil même pas voilé par un ou deux nuages.

Les gérants de l’aire de repos ont pitié de nous et nous offrent deux bouteilles d’eau. Ce n’est pas de refus car nous sommes desséchés.

Au bout d’une dizaine de minutes un couple avec deux enfants arrivent, manifestement ce sont les propriétaires du véhicule. L’homme inspecte les dégâts et part chercher ses papiers d’assurance et appel le numéro inscrit. Une conversation assez longue s’en suit. Nous on patiente. On ne comprend pas ce qu’il se dit et on ne sait pas quoi faire.

L’homme finit par raccrocher et nous fait comprendre qu’il faut à notre tour appeler notre assureur .. haha la bonne blague. On ne connaît pas le numéro et de toute façon ils ne parlent sûrement pas anglais.

Cécile contacte Tatiana, après tout c’est elle qui nous a fourni l’assurance, elle devrait pouvoir nous aider ou au pire service de traductrice.

Pendant ce temps la police est arrivée. C’est la procédure standard ici, en cas d’accident, même sans dommage corporel, c’est la police qui intervient et qui rédige un rapport sur les circonstances de l’accident.

Ça fait maintenant pas mal de monde autour des véhicules. Mais tout le monde est bienveillant. La police, les gérants de l’aire de repos mais aussi la famille à qui nous venons de ruiner une bonne partie de l’après-midi.

Nous sommes tous là, à essayer de se comprendre grâce à Google Traduction. Nous sommes tous là, à cuire sous ce foutu soleil.

Tatiana nous répond : l’assurance fournit ne couvre pas les dommages matériels, uniquement corporels. Ah, intéressant !

Pour vous faire la version courte (si si, c’est la version courte ça), la police nous laissera reprendre la route après avoir soigneusement noté nos infos. Il est convenu que nous réglions cette histoire directement avec le propriétaire.

Reste encore à savoir comment lui virer de l’argent sur son compte et surtout à combien vont se monter les réparations. Pour cela il doit aller consulter un garagiste demain. Nous reprendrons donc contact à ce moment là.

Après cet épisode malheureux mais plein d’enseignements, nous repartons en direction d’Himeji. La route est bonne et malgré toute cette histoire nous arrivons avant la tombée de la nuit à l’hôtel. Nous avons prévus 3 nuits ici pour prendre le temps de visiter la ville, mais aussi parce-que nous avons rendez-vous avec l’usine Kawasaki, non loin, dans 2 jours. On va pouvoir souffler un peu.

Himeji by night

A peine arrivés, je repars, seul, à quelques kilomètres de l’hôtel chez Ricoland. Ricoland c’est une enseigne de magasins de moto bien connue au Japon. Nos deux kits chaînes sont à bout et la conduite en l’état est vraiment désagréable (bruits de craquements, secousses etc..), qui plus est, ma chaîne est tellement usée que je crains réellement une rupture à tout moment. Bref il faut les changer d’urgence.

Je suis accueilli de suite par un des mécanos, là aussi avec l’extrême gentillesse qui semble caractériser nombre de japonais. Autre caractéristique japonaise : il ne parle pas anglais. Je pointe ma chaîne, il observe, et comprend de suite qu’elle aurait du être changée bien plus tôt. Il réfléchi, retourne dans son atelier et revient quelques minutes plus tard : il n’a pas les pièces en stock et il faut compter généralement 3 jours de délais de livraison. Mince.

Dans 3 jours on doit partir pour Kobe, ce n’est pas loin mais suivant le temps qu’ils mettent à intervenir sur les motos ça va être chaud. De toute façon, je n’ai pas le choix, faut absolument changer les chaînes. J’accepte.

Machinalement il fait le tour de ma moto et constate immédiatement que mes plaquettes AV sont également HS. Ça je le sais, mais je comptais attendre la grosse révision, prévue autour de 20 août avec un autre mécano pour les changer. Mais quitte à attendre 3 jours pour les kits chaînes, autant commander en mêmes temps les plaquettes, ce sera ça de moins à faire. Je me laisse convaincre tout en précisant que je les changerai moi même (pour limiter les coûts de main d’œuvre).

On se met d’accord sur un prix global, une heure de rendez-vous dans 3 jours et on se dit au revoir. (Pas besoin de laisser d’avoir, ici tout fonctionne sur la confiance).

Le lendemain nous partons en visite de la ville « de bonne heure ». A peine sorti de l’hôtel, c’est l’heure de déjeuner… Le fait que nous passions à coté d’un établissement nommé « Booze bar » n’est que pure coïncidence. Et comme on ne veut pas passer à coté de notre destinée, on s’installe à une table. Avec un nom comme ça, ça ne peut pas être une mauvaise expérience.

Un endroit bien j’vous dis !
L’Asahi, faut pas. Le reste était parfait !

Le ventre rempli et les corps refroidis par la clim, nous partons à la conquête de l’attraction du coin : le château.

Il est effectivement magnifique, dommage que j’oublie mon sac à dos à l’intérieur .. passeport, appareil photo, tout y est. Gloups.

Le personnel n’a rien retrouvé, je cherche partout et refais 2 fois le parcours intérieur en courant. Pas de sac à dos.

C’est qu’il est grand ce château …

De retour dehors, essoufflé, Cécile me rappelle que je l’ai laissé en consigne en rentrant dans l’enceinte … ah oui… c’est pas faux. Gros moment de solitude et de soulagement… mais surtout de solitude.

…mais il est beau aussi.

Mais non on a pas chaud…

On continue notre tour de ville à pied en privilégiant les nombreuses rues piétonnes et couvertes pour se protéger du soleil écrasant.

Ce soir nous ne veillerons pas tard : demain nous avons rendez-vous à 11H à l’usine Kawasaki pour une visite exclusive du lieu grâce à Kawasaki France. Il ne s’agirait pas d’être en retard, les japonais sont de nature ponctuelle…

Aller un p’tit verre et au lit. La suite au prochain épisode …

Des bouteilles 4,5L de whisky. Jamais vu ça avant.

 

 

6 réponses sur “Le Japon en août : tu maudiras tes bottes de moto. (et les gens aussi)”

  1. « quelques minutes pour se repérer » …
    Eh, Fafa! tu ne l’aurais pas mise à l’envers, la carte ?…
    Sinon, que d’aventures…
    Keep on riding !
    Gégé

  2. Bonjour Cécile et Fabien,
    Nous venons de lire vos aventures à moto, vos récits sont captivants et donnent envie de partir.
    Nous envisageons en 2021 faire notre tour du monde à moto. Notre projet en cours d’élaboration : ALL – POL – LITUANIE – LETONIE – ESTONIE – RUSSIE – JAPON – VIETNAM – LAOS – CAMBODGE – THAILANDE – INDONESIE – AUSTRALIE – CANADA – AMERIQUE DU NORD – AMERIQUE DU SUD (USHUAIA).
    Nous souhaiterions quelques infos. :
    – comment avez-vous procéder pour importer les motos du Japon au Canada ?
    Bravo pour votre parcours et tous nos encouragements pour la suite.
    On vous suit…
    Sylviane et Yves

    1. Bonjour Sylviane, bonjour Yves,

      Pour le transport de la moto au Canada depuis le Japon, nous sommes passés par… la Corée (du sud hein ! 🙂 ).
      Le plan initial était bien un transport par bateau direct depuis le Japon, mais les tarifs ont changés en court de voyage rendant cette option cher et lente.
      Au final nous sommes passés par un agent en Corée pour expédier les motos en avion depuis Séoul. (L’avion décolle demain matin justement 🙂 )

      Concernant le coût, tout inclus (pour le coté Corée : taxes, douane, emballage, chargement, transport en camion jusqu’à l’aéroport et vol) cela revient à ~2400€ pour une Versys-x 300 avec son chargement.
      A cela il faut ajouter le prix des billets pour les conducteurs et passagers et les éventuelles taxes à l’arrivée (là ça va être la surprise).

      On vous en dira plus quand on sera arrivé 🙂

      En attendant j’imagine que vous passez votre temps sur les forums dont Horizon Unlimited qui sont les bibles pour ce genre d’infos.

      C’est un beau projet que vous avez là; le temps que vous passez à le préparer, c’est déjà partir un petit peu .. 😉

      1. Bonjour Fafa et Cécile,
        Merci beaucoup pour l’info.
        C’est vrai on a la tête dans les préparatifs du roadbook…
        On attend des news de votre arrivée au Canada ! et la surprise des taxes !
        A bientôt
        Bonne continuation
        Sylviane et Yves

        1. Bonjour à vous deux,
          Le vol vers Vancouver s’est bien passé même si la douane Coréenne a failli ouvrir les boîtes des motos juste avant le départ pour vérifier le chargement. Heureusement notre transitaire Coréen nous a prévenu et nous avons pu envoyer des photos qui prouvaient le chargement.
          Donc première leçon : prenez plein de photos pendant l’emballage et prenez aussi les numéros de châssis (VIN). C’est grâce à cela que nous avons échappé à une ouverture de dernière minute des caisses.
          L’arrivée à Vancouver a été d’une simplicité extrême : une fois que vous êtes sorti du terminal, il faut se rendre à pied au bâtiment d’air Canada cargo à 1km de là. Ici ils regardent si le chargement était bien à bord et vous donnent les papiers pour aller voir la douane (dont le bureau est juste à côté).
          Là faut attendre que les douaniers vérifient les motos (elles doivent être propres, heureusement nous les avons lavées avant de partir).
          Entre le déchargement de l’avion, le transport jusqu’au cargo et l’inspection des douanes il s’est passé 3 heures. Heureusement y’a un café avec Wifi juste à coté 🙂
          Une fois qu’on a eu le go de la douane, nous sommes retourné voir Air Canada Cargo avec nos papiers tamponnés. Là ils nous ont ramenés nos deux caisses en bois. Là il a fallut encore 2 bonnes heures pour les déballer (c’était à nous de le faire), pour les remonter et les charger.
          S’il faut compter une bonne demi-journée en tout, le process est néanmoins fluide et l’ensemble du personnel (douane, Air Canada etc..) rencontré à tout fait pour nous faciliter la vie 👍
          Reste maintenant à assurer les motos et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le bordel !
          Heureusement nous avons une piste, avec un peu de chance cela va se régler aujourd’hui.

          @+
          Fabien

          1. COUCOU FAFA CECILE
            Comment se passe votre voyage ? tout va bien ? sauf erreur on a pas lu la suite de vos aventures…
            A bientôt
            Sylviane et Yves

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