British Colombia – Et on ira camper avec les ours

Après un repos bienvenu chez Sabine, il est temps pour nous de songer à reprendre la route en direction des rocheuses. L’idée est de passer environ 10 jours dans les montagnes, notamment dans le parc national de Jasper, avant de revenir sur Vancouver.

Mais pour cela il nous faut préparer un minimum l’itinéraire. La rencontre de Kevin, un ami de Sabine et motard chevronné, sera une chance bienvenue. Il passe pas mal de temps avec nous, la carte de la région dépliée sur la table, à entourer, tracer et marquer les routes, pistes et points d’intérêts potentiels.  Il connaît très bien la région et ça se voit. Au bout de quelques heures nous avons une boucle de 2 semaines mélangeant routes et pistes au milieu des rocheuses tracée sur la carte. Nous la transposons ensuite sur notre planificateur d’itinéraire (https://furkot.fr) pour enfin l’extraire au format GPX sur mon téléphone. Osmand se chargera de m’indiquer la route à suivre au moment venu.

« J’aime la montagne »

Autre détail, il nous faut trouver un « Bear Spray », un gaz lacrymogène sous stéroïde à faire baver d’envie Christophe Castaner. L’idée n’est pas de vouloir gazer des manifestants ours, mais bien de pouvoir se défendre en cas de rencontre impromptue avec un ours noir ou pire, un grizzli. C’est une précaution d’usage dans ces contrées et fortement recommandée par les autorités. Kevin en a justement une dont-il ne s’est jamais servi. La date de péremption étant proche, nous nous rendrons mutuellement service en lui rachetant à bon prix (il faut compter 50$ pour une bombe neuve).

Enfin, je profite du garage en sous sol pour changer ma poignée chauffante gauche qui est HS depuis le Tadjikistan. Un moto shop local a justement le même modèle en stock. Deux petites heures suffisent pour réaliser l’opération, c’est bien peu de temps par rapport au confort que cela va me donner dans les montagnes en cette saison !

Évidement la connectique se trouve sous le réservoir. Heureusement l’opération est simple et rapide.

Nous donnons rendez-vous à Sabine dans 2 semaines et nous prenons la route : direction le nord est !

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Visite de l’usine Kawa, part 2 : à l’heure tu arriveras !

Retour le mardi 30 juillet. Il est 9h45 et nous avons rendez-vous à l’usine d’Akashi à 11h. Avec Cécile, on se dit que 1h15 pour faire les 40 kms qui séparent l’hôtel de l’usine seront suffisante.

C’était sans compter la circulation étouffante sur cet axe majeur. D’ordinaire, en France, on serait arrivé bien en avance grâce à l’inter-file. Sauf qu’ici, sans être interdit (les scooter remontent les files par le caniveau), ce n’est pas forcément anticipé par les « caisseux » et avec nos bagages il nous faut un boulevard pour passer. Donc on poireaute derrière les voitures et on cuit sous nos vestes.

Avec un bon 32km/h de moyenne, et 5L de flotte en moins, on arrive. Il est 11h01.

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Le Japon en août : tu maudiras tes bottes de moto. (et les gens aussi)

La traversée depuis Vladivostok s’est bien passée : la mer était calme, la cabine spacieuse et le bateau climatisé. Ce dernier point est important, car dehors c’est la fournaise !

Le trajet du bateau. Là normalement je vous laisse quelques minutes pour vous repérer…

Depuis que nous sommes partis de Vladivostok nous sommes rentrés dans un climat tropical : chaud et humide, très humide. Sur le pont lors de l’escale à Donghae en Corée, la chaleur est suffocante et on a du mal à s’imaginer enfiler notre équipement moto par cette température ! On se dit que ce sera moins pire arrivé au Japon.

Et bien non, c’est exactement pareil au Japon.

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Bienvenue en Mongolie (ou « Priuslie », ça marche aussi)

Nous sommes le 1er juillet et le Naadam commence le 11. Le Naadam c’est une fête nationale mongole qui célèbre aujourd’hui l’indépendance du pays vis à vis de la Chine. C’est aussi une période où tout s’arrête ici, y compris les frontières.

Le but du jeu pour nous étant de sortir de pays avant le début des festivités pour nous laisser assez de temps pour rejoindre Vladivostok d’ici le 20 juillet.

Le délai est court, le nouvel itinéraire (qui nous fait traverser le pays sur sa moitié est) nous est inconnu et les quelques comptes rendus que nous avons eu font état de pistes assez difficile, surtout par temps de pluie.

Et en ce moment il pleut ici.

Bref toutes les conditions sont réunies pour qu’on se dise « Banco ».

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Russie 2 – Elle revient et elle est encore plus belle

Aaah la Russie ! Quelle joie de la retrouver : les routes sont belles, on peut enfin passer la 6 et atteindre des vitesses à 3 chiffres, mais chuuut, ici c’est 90 km/h max… enfin en théorie. Oui parce que dans la pratique c’est plutôt 110-120. En fait 90, c’est quand les copains d’en fasse te font des appels de phares. Là, tu ralentis la cadence et tu passes devant le radar en sifflotant, l’air de rien, pour remettre la poignée dans le coin 20 mètres plus loin.

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Tadjikistan : enfin du relief !

Même si Samarcande profite d’une altitude plus élevée que Khiva et Boukhara, il nous tardait de voir de la montagne, la vraie, avec la neige et tout. L’idée de quitter les 35-40°C ambiants était tout aussi réjouissante. Quant aux paysages … je n’ai jamais aimé les décors trop plats; le désert, la mer .. ce n’est pas mon truc, trop monotone. Alors ici, aux portes du Pamir je sens que ça va être la fête ..

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Volgograd : not a step back !

Nous avions prévu 2 nuits sur place, histoire de nous laisser le temps de découvrir la ville et notamment le Kurgane Mamaïev le premier soir, visiter le musée du Panorama sur la bataille de Stalingrad le lendemain et repartir gentiment le troisième jour. Ça c’était le plan initial, car c’était sans compter l’unique jour de fermeture du musée : le lundi. Je vous laisse maintenant deviner quel jour nous avions réservé pour cette visite..

Ce sera donc 3 nuits et 2 jours pleins sur place. C’est aussi ça l’avantage de ne rien réserver : on peut s’adapter aux petites boulettes de la préparation 🙂

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