Transsibérienne, ne pas se (re) jeter dedans.

Une petite référence qui va bien, pour marquer notre retour en Russie, et très vite, sur la fameuse transsibérienne ! Une fois qu’on a goûté à ce pays, difficile de ne pas y revenir.

On a bien trouvé la piste après la frontière, de toute façon, ça n’était pas bien compliqué, puisqu’il fallait aller toujours tout droit !

Tout droit, mais avec une pause photo
Et quelques « légers » travaux de voirie

Bien épuisés par cette latence à la frontière russe, et parce qu’on a encore repris une heure dans les dents, on décide de rester une nuit à l’hôtel dans la ville juste après, Borzia. On prévoit une nuit, qui se transformera en deux puisqu’on a besoin de recharger les batteries (et changer ce qu’il nous reste d’argent mongol, sachant qu’on a vu un peu trop large).

Pour la barre d’énergie, c’est bon. D’autant qu’on est dans un hôtel arménien, qui a aussi un excellent restaurant arménien, donc on se régale.

Oh ouiiii, des léguuuuumes !! (mais on ne mangera pas que ça hein)

Par contre pour les tugriks mongoles, c’est une autre histoire. Alors que jusqu’à présent il nous a été facile de changer/nous débarrasser/dealer avec d’autres voyageurs les monnaies locales à la sortie du pays, ici, on nous renvoie d’une banque à l’autre, et dans la plus grande on nous rigole un peu au nez. Ici, ça ne vaut rien votre papier ! Et comme il s’agit d’une frontière quasiment pas empruntée, pas de copains aventuriers pour échanger. Et galère … On a 70 € de monnaie mongole pour vos prochaines vacances, si ça vous intéresse 😀

Bon, comme la Mongolie est une destination populaire parmi les français, je ne m’inquiète pas trop.

Retour en Russie donc ! Après deux nuits de repos, objectif retour sur la transsibérienne, et plein est. Nous avons 2 900 kilomètres à faire pour arriver à Vladivostok avant le 24 juillet, date de notre bateau pour le Japon.

On fera encore un peu de piste pour récupérer la transsibérienne, à travers champs d’abord, cadre un peu monotone, puis dans des collines/montages. On retrouve un peu de relief avec plaisir, et on se perd au milieu de tout ces arbres.

Zénitude absolue
Princesse Disney 2, bientôt sur vos écrans

On avance à bon rythme, d’une parce que la piste est bonne, et de deux parce qu’inconsciemment les pilotes ont bien progressé en off-road, sans trop s’en rendre compte. Avec le recul, je vois l’évolution de notre niveau, de notre assurance et du niveau de plaisir pris VS la crainte de la difficulté. On est très contents d’être arrivés jusque là ! Merci Cocoricorando aussi 🙂

Après une belle journée de soleil, on s’arrête faire le plein dans une improbable épicerie tenue par des pamiris !! Puis on se prend la saucée du siècle, qui part aussi vite qu’elle est arrivée, et on plante la tente en plein milieu d’un champs de fleurs de toutes les couleurs à l’écart de la route. On sera visité par deux cavaliers et un 4×4, qui une fois de plus nous prennent sûrement pour des fous. Le reste de la soirée ne sera perturbée que par la biodiversité locale, carrément bien portante !

Un gros dodo, et c’est reparti pour nos 2 600 bornes jusqu’à Vladivostok !

Notre « route du fleuve Amour » jusqu’à Khabarovsk se déroule bien. On avale du kilomètre, on évolue au milieu des arbres et des moustiques, au chaud, entre camping sauvage et hôtels quand le besoin de douche se fait sentir. On mange des borchs dans des cafés au bord de la route, on croise des copains à moto, on nettoie les papillons écrabouillés sur les casques et on évite tant bien que mal les moustiques quand on s’arrête. J’ai quand même un record de 15 piqûres sur une pause pipi de 3 minutes. Aie.

Je vous l’avais déjà dit non ? Les moustiques, il n’y a que comme ça que je les apprécie…

La route est belle, bonne et facile. On a pas beaucoup de trafic, on croise très peu de policiers. La vitesse maximale est de 90 km/h, et on naviguera dans ces eaux-là, 90, 100, 110. Les motos se comportent bien, les fesses des pilotent taisent leur lassitude, la route défile, les sapins et les bouleaux aussi. On se prend un peu la flotte parfois. Et quand on se la prend, c’est pas à moitié !! Mais heureusement pour nous, on a jamais eu de journée complète de pluie. Le reste du temps, il fait bien beau. Et chaud.

Cette route est assez fantastique quand on y pense, elle traverse le territoire russe de part en part, soit environ 11 000 kilomètres, de la Baltique au Pacifique ! Au final, nous n’en verrons qu’une petite partie, à l’échelle russe.

Nous apprenons aussi que sa partie extrême-orientale, n’a été terminée qu’en 2010 ! Le tronçon Irkoutsk-Vladivostok a été inauguré par Poutine à bord d’une magnifique Lada Jaune (pour faire la promotion des véhicules russes).

« L’homme du peuple »

J’ai aussi une grosse pensée et un gros merci à transmettre destination tous les bonhommes en orange croisés sur notre route, qui ont le travail titanesque d’entretenir la transsibérienne. Que ce soit couper l’herbe sur les côtés, refaire la chaussée, installer les glissière de sécurité, réparer les ponts etc. Les conditions de travail doivent être particulièrement éprouvantes, mais heureusement qu’ils sont là.

Jour 100 de notre voyage, on arrive à Khabarovsk après notre plus grosse étape du voyage : 671 kilomètres, sans être matinaux, et sans rouler de nuit. Heureusement que le soleil se lève tôt et se couche tard !

Nous voilà donc dans la ville construite à la rencontre du fleuve Amour et du fleuve Oussouri, à un jet de pierre de la Chine.

Ma copine russe Elena, rencontrée lors de mon BTS Tourisme il y a …. longtemps, et retrouvée au hasard de la cantine chez l’Oréal l’année dernière, nous a conseillé d’y rester quelques jours. Elle a étudié le français là-bas et y a donc passé quelques années. Et comme on a bien roulé pour arriver jusque-là et qu’on est carrément bien sur le planning, on profite d’un peu de repos et de découvertes culturelles. Elle nous recommande une guide francophone, Julia, avec qui nous allons passer une formidable après-midi au soleil et au musée.

La ville est super agréable, on se promène à pied, et en bus, parce que mine de rien c’est vallonné et que la chaleur ça crève. J’ai beaucoup cette ambiance dimanche après-midi au soleil en Sibérie. On sent qu’il est apprécié et que les gens en profitent à fond, ils ne sont pas blasés soleil ici :).

De notre côté, on mange des glaces, on boit des bières, rien de bien inhabituel pour vous chers lecteurs, vous commencez à bien nous connaître.

La Russie en une photo : le monumentator aux morts, le bâtiment qui fut un jour moderne (il y a longtemps), et la cathédrale orthodoxe flambante neuve.

Merci Julia !
« – C’est un plan, pour construire un pédalo en forme de canard – Ça sert a quoi? – A la même chose qu’un pédalo »
Les grandes eaux de Khabarovsk sous fond de Scorpions et de Queen (des artistes locaux sûrement).
Paris – 10 911 km !
Tu veux te faire des nouveaux amis en Russie ? Va prendre une bière, on t’offrira des crevettes !
Les copains de beuverie (et de crevettes)

Après une pause culturelle et gastronomique bien méritée, nous reprenons la route en direction de Bikin.

Petite étape jusqu’à notre arrivée chez les parents d’Elena, Valentina et Leonid, qui vont nous accueillir chez eux pendant deux jours. Deux jours de partage, de délicieux repas, d’échanges tant bien que mal en russe, même si parfois on se comprend sans mots. Deux jours de découvertes de la nature environnante, de la pêche, de la datcha familiale et notamment de ses abricotiers productifs ! Je suis dans mon élément, malgré les moustiques. Des fruits et des légumes tout frais, une vue magnifique, des gens adorables… Un vrai petit coin de paradis !

Merci encore à Elena et à ses parents !

La Chine à moins de 15 kilomètres à vol d’oiseau
L’amazonie russe !
Les plaisirs du jardin
La vie est un long fleuve tranquille

Ce séjour aura aussi été plein de surprises, puisque nous avons eu l’occasion de rencontrer Sacha, un chasseur taxidermiste qui nous a laissé entrer dans son univers et qui nous a expliqué (comme il a pu avec notre niveau de russe) son travail et sa passion. Aujourd’hui, il est plus taxidermiste que chasseur, suite à une malencontreuse rencontre avec un ours. Pour info, c’est l’ours qui a perdu, mais Sacha en a hélas gardé des traces.

Une victime d’Obélix ?

Manucure du jour

Nous avons aussi rencontré Sacha & Sacha, des amis d’école d’Elena, qui nous ont accueillis à bras ouverts et avec beaucoup d’enthousiasme autour d’un dîner chez eux (au cours duquel nous avons également servi de dîner aux moustiques).

Et non ce n’est pas une blague, on aura croisé beaucoup de Sacha à Bikin 😁.

Ce n’était pas évident de partir après cette pause pleine de bienveillance et de bonnes choses !

Un dernier petit-déjeuner pour la route
ah, et un dernier déjeuner aussi ! Toujours pour la route 🙂

Eeeeeeeeeeet, des snacks fraicheur de la datcha, pour la route …

Mais la route nous appelait, nos postérieurs nous démangeaient, de n’avoir par roulé pendant 2 jours. Et oui, nous sommes devenus accros à la transsibérienne et aux kilomètres, des drogués de la distance, de la route et des sapins. Et puis c’était écrit : aujourd’hui on arrive à Vladivostok !

Et c’est ce que nous ferons. On réalisera avec succès notre traversée du continent, pour une arrivée sur l’un des pont emblématique de la ville en fin de journée, mer en vue.

Le pied. On l’a fait. Après le Pamir, le Baikal, on y est, plein est, à Vladivostok !

Par contre, nous n’aurons pas de belle photo pour symboliser notre arrivée avec les motos, puisqu’il faisait quasiment nuit, avec un ciel très bas, très gris. Et ce temps ne nous quittera pas pendant quasiment toute la durée de notre séjour là-bas.

C’est à la lumière tombante que nous nous garerons devant l’appartement d’Eugène et d’Elvira (Jenia et Elia). L’hospitalité de la famille Vnukov continue, puisque Jenia est le frère d’Elena ! Décidément. Ils ont le même age que nous à peu près, elle bosse dans l’audit dans une boite de télécom et lui à l’équivalent de l’office national des forêts russe. Ils nous hébergent dans leur chez eu pour 6 jours, ce qui n’est pas rien. Avec le garage pour la moto et tout, carrément !

On sera dans la continuité de l’accueil que nous avons eu à Bikin, généreux, humain, chaleureux. Que des supers moments encore une fois ! Quelle chance.

Sur nos journées de libre, on retrouve un copain motard croisé juste avant la frontière mongole. Il nous emmène en balade, hélas le ciel est bien bas et nous ne verrons pas grand chose de Vladivostok ce jour-là ! On en profitera pour discuter de la vie en Russie, des choix de vie, des passions du voyage et de la moto. On ira aussi laver les motos et apprécier le panorama les touristes chinois (qui sont très très trop nombreux).

Vue de ouf… quand il fait beau.
Alexei et moi-même en grande conversation philosophique … traducteur en main pour les subtilités !
Un petit shampoing pour Ulysse
« On » a lavé les motos 😀

Les prochains jours seront fait de visite sous la pluie, mais en bus, parce que les kit chaines des motos sont à l’agonie et qu’on a pas trouvé de concessionnaire qui ai le modèle désiré. Chaque tour de roue est une torture pour les oreilles et un déplaisir à la conduite, surtout sur Newt. Donc au garage les poulettes !

Promenades dans le port, visite de sous-marins-musées à l’abri de la pluie, pauses café et pause bière. On passe deux jours en balade dans une ville plutôt agréable et chouette, si seulement on voyait un peu plus de soleil, et un peu moins de chinois 🙂

Et puis finalement on craque, une matinée d’éclaircie vite fais, et on prend les motos jusqu’à l’île Rousski, au sud de la ville. Bah oui, on avait bien lavé les motos, alors pourquoi pas faire un peu de off-road bien gras juste après ?

Et voilà le travail ! Surtout que le trajet n’avait absolument aucun intérêt ahah
Бухта Стеклянная

On en profite aussi pour rencontrer pleins de gens chouettes. On revoit Alexei autour d’un café, qui nous présente son ami Denis, qui a passé plusieurs années à la légion étrangère en France et sa fille Nastia. Supers moments de partage en version multilingue sous-titrée !

On dine aussi avec des amis de Jenia, rencontrés autour de leur passion commune : la conduite sur glace. Deux d’entre eux ont vécu et bossé au Japon, et nous filent pleins de bons conseils. On échangera aussi ensemble sur les conditions de vie en Russie, et notamment en Extrême-Orient, ainsi que de voitures, de conduite, et de glace, forcément…

D’ailleurs, Constantin nous propose, entre le oolong et le strudel aux pommes (voyez comme ça fait viril…), d’aller visiter l’usine Mazda de Vladivostok, où il bosse maintenant depuis 10 ans.

Fafa a ses yeux qui deviennent tout ronds et brillants. Carrément qu’on veut ! La visite qui tombe comme un cheveux sur la soupe, et qui mettrait des mois à s’organiser dans un autre pays (genre au Japon ? l’usine Kawasaki par exemple ? héhé). Et là en 3 minutes, c’est réglé !

Demain, on dépose nos motos sur le port, on passe à la douane pour valider les papiers, et ensuite, on visite l’usine Mazda ! Normal !

On passe au bureau de notre transitaire à 9h, et on rencontre la team francophone sur place, avec beaucoup de motards, dont certains déjà croisés en route ! Et un couple de français en 4×4. Tout ce joyeux petit monde se retrouvera plus tard sur le bateau en direction de la Corée du sud et du Japon. La paperasse se fait rapidement et sans soucis, le plus dur restera de laisser les clés sur la moto en partant. Et oui, nous ne chargeons pas nous-même les motos à bord. Dure dure la séparation après tant de journées passées ensemble !

Dépôt des motos dans la zone sous douane (avec les clés dessus, snif !) pour le chargement dans le bateau..

Ensuite, sous un soleil cuisant (le premier jour de beau temps depuis que nous sommes là), nous nous dirigeons avec Constantin vers l’usine Mazda, pour une visite privée. Les lignes de productions ne fonctionnent pas à notre arrivée, car avec les chaleurs de l’été le shift de milieu de journée est supprimé. Dommage pour nous, tant mieux pour les employés !

En effet, l’usine est construite dans une ancienne base de sous-marins nucléaires soviétique (double dose de pétillement dans les yeux du petit Fafa), et le plafond est super haut ! Dur à chauffer en hiver, et à refroidir en été.

Happy Fafa !
Chargement en live dans le train, de l’usine à l’acheteur, direction Moscou.

On passera un bon moment tous les trois à visiter les lieux. Super après-midi d’autant plus chouette que totalement inattendue.

Le soir, nous profiterons de notre dernier repas avec Jenia et Elia, qui doivent être bien content d’enfin se débarrasser des deux squatteurs professionnels que nous sommes (petit clin d’œil à Montréal). Blague à part, nous avons vraiment été chouchoutés sur cette dernière partie du voyage en Russie, et c’est surtout grâce à Elena et à sa belle famille. C’était vraiment un super séjour 🙂

On a même le droit à notre tout dernier borsh de la route, préparé avec amour par Jenia :

AVANT
APRES

Et ca y’est, c’est le jour J. Nous sommes le 24 juillet, et c’est en taxi que nous nous rendrons à la gare maritime de Vladivostok.

Elia prendra encore un peu de temps sur sa pause déjeuner pour nous accompagner sur les derniers mètres et pour agiter son mouchoir sur le quai !

Dernière photo ! Si si, on a bien dormi… les petits yeux, c’est le soleil dans la tronche!
до свидания !

On grimpe dans le bateau, on croise les doigts pour que les motos soient bien avec nous à bord.

Bien que nous soyons ravis de poursuivre notre aventure, ce n’est pas sans un pincement au cœur que nous laissons la Russie derrière nous.

From Russia, with love.

Kazakhstan, le retour.

Ça y est, on laisse derrière nous les montagnes du Kirghizistan, la beauté de ses paysages et… la cupidité de ses policiers…

Le matin en partant vers le Kazakhstan, je me réjouissais de n’avoir eu que très peu affaire à la police ici. Sachant qu’ils sont réputés pour leur, comment dire, manque de professionnalisme, tendance à prendre les touristes pour des banques, et leur manque d’honnêteté en règle générale. C’est pas moi qui le dit, c’est les retours de voyageurs sur les forums consultés avant de partir.

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Kirghizistan : encore et toujours plus de « Whaou ! »

On commence notre journée avec une piste, mi-gravier, mi-sable, mi-tole ondulée (rien que ça) , je vous laisse imaginer comment ça me met instantanément en joie, et de bonne humeur. Nous avions le choix une nouvelle fois entre la route du nord, plus courte mais plus ardue, et la route du sud, plus longue mais réputée plus facile. Je vous laisse deviner pour laquelle nous avons opté…

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Tadjikistan : c’est bon, on est perchés !

Attention, attention, ce post contient un nombre important de photos dont vous ne pourrez peut-être jamais vous remettre, et pouvant provoquer des crises d’épilepsie admirative, un rejet du quotidien, et une attaque cérébrale face à trop de sublimes paysages (et de sublimes modèles, surtout en jaune.)

La société Etonaditbanco.world CORPORATION décline toute responsabilité en cas de demande de démission immédiate auprès de votre employeur, de rupture de rétine, ou de dépression parisienne. Nous ne prenons pas en charge les frais de votre prochain voyage. En cas de questions, merci de vous adresser directement à notre cabinet d’avocat Brothers & Brothers, 15 € la minute au 0 800 800 800.

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Ouzbékistan, sur la route de la Soie, part II

Après une bonne nuit de sommeil, on se lève sans réveil. Pour une fois c’est assumé, mieux vaut partir un peu plus tard mais éveillé que trop tôt et s’endormir en route ! On se croise avec nos amis autrichiens à deux roues sans moteur, qui partent prendre le train une nouvelle fois pour s’épargner la traversée du désert avec un vent de face jusqu’à Boukhara. Franchement, je ne vois pas pourquoi…

Légende : vert, ça passe encore, jaune, trop chaud et seul au monde ou presque

On part sur notre traditionnel créneau de 10h19, et il fait déjà bien (trop) chaud ! C’est verdoyant au début, avec pleins d’arbres fruitiers, et progressivement, le cadre devient plus aride et désertique. La chaleur monte doucement mais surement, et on croise les doigts pour ne pas avoir d’avarie en plein milieu du désert sans un pet’ d’ombre aux alentours. Ça deviendrait très compliqué. D’ailleurs, c’est très marrant, parce que leurs signes d’aires de repos (quand il y en a), sont les mêmes qu’à la maison. Avec le petit sapin et la table vous savez ? Sauf qu’ici et bien, puni sapin ! Et puni table aussi. C’est juste une espace pour se garer.

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Ouzbékistan, sur la route de la Soie, part I

Notre stop à Noukous est très pragmatique. Là-bas on y trouve de l’essence, de l’argent liquide (en théorie !), un hôtel classe qui fait du bien tout en restant dans le budget, et un musée complètement improbable au milieu du Karakalpakistan. Noukous est la capitale de cette région autonome de l’Ouzbékistan, ce qui explique les deux drapeaux quand on se promène dans cette ville sans trop de charme.

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Ouzbékistan, à la recherche de la mer d’Aral, part I

Le matin, réveil 7h30. Pour un départ à…. 9h30 whohoooo ! On a gagné une demi-heure yes. Je ne vais pas vous refaire la discussion de la veille sur la base de « bon, demain on se lève tôt. », vous allez finir par vous lasser.

A priori, la route jusqu’à la frontière est réputée pour être bien pourrie. Il s’avère finalement que sur les 80 kilomètres de prévus, seuls une trentaine seront vraiment pourris (mais alors bien pourris !), et le reste est une belle route toute neuve et bien roulante.

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Vers le Kazakhstan..

Après notre pause de fessier historico-culturelle sur Volgograd, nous reprenons la route sous un soleil qui ne nous quitte plus désormais ! Direction Astrakhan, à quelques kilomètres de la frontière vers le Kazakhstan. Cette ville marque la fin de notre première et courte étape en Russie.

Grosse journée de roulage, avec une sortie de Volgograd assez interminable, dans la poussière et les fumées de camions. Le changement de décor est radical, on vient de passer dans une ambiance aride et désertique plutôt marquante. Sur le plan, la route longe la Volga. En réalité, on la devine plus qu’on ne la voit, et elle fera quelques apparitions au cours de l’après-midi seulement. D’ailleurs, on la devine aussi par la présence de stands de poissons séchés sur le bords de la route et des petites cahutes avec écrit Рыба dessus (ça veut dire poisson en russe, sans déconner).

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Arrivée en Russie

On se remet de nos émotions Tchernobyl après une nuit bien appréciée. Le lit est toujours aussi pourri, mais Fabien va mieux, et c’est tant mieux car aujourd’hui on reprend la route.
Je serais bien restée un peu plus sur Kiev, pour découvrir la ville, mais comme l’hôtel n’est pas top, la flemme de prolonger ou de tout déplacer pour une nuit supplémentaire. Ça sera pour une autre fois ! L’Ukraine est vraiment une destination sympa, malgré le contexte.

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