Vancouver Island et l’Ouest Américain : oubliez l’automne, après l’été vient l’hiver !

C’est très reconnaissants que nous quittons notre petit cocon confortable à Vancouver, chez Sabine et les boys. Nous ferons d’ailleurs notre trajet jusqu’au ferry à trois moto, et on partagera un petit café avant le départ.

Kévin nous a vanté les mérites de l’île de Vancouver et ses nombreuses pistes, sa nature luxuriante et…. sa météo hélas, plutôt humide.

Nous décidons d’y passer une petite semaine de découverte avant de rentrer aux Etats-Unis.

Après une rapide traversée en bateau, nous arrivons sous un ciel gris menaçant.

Départ…
Arrivée …

Le temps de faire les courses et de s’orienter vers notre spot pour la nuit, nous nous mangeons des trombes d’eau.

Je comprends mieux toutes ces forêts tropicales tout autour de nous ….

Nous trouvons tout de même un coin agréable pour camper au bord d’une rivière, et suffisamment abrité pour monter le camp, et même faire un petit feu, à peu près au sec. Il pleuvra toute la nuit, non stop.

A l’arrivée, notez le beau petit ruisseau turquoise au fond.
Le petit-déj, avec une rivière rageante marron-vert.
Et le soleil, vers 13h…

Le petit-dej’ se fera aussi sous la pluie, mais le temps aura la décence de se lever ensuite. Le moindre rayon de soleil sera exploité pour faire sécher la tente et le reste.

Nous repartons sous un sublime soleil et sur une route magnifique, en direction d’Ucluelet et de Tofino. On se promène au bord du Pacific Rim Trail, puis sur l’immense plage qui porte bien son nom : long beach.

Le Pacific Rim Trail
Long beach

On se ferait bien un petit hôtel sympa ce soir, mais le coin est tout simplement hors de prix ! On se trouve un camping très basique dans une baie toute mimi, qui nous coûtera tout de même 35 $… On se remémore les images de cette magnifique journée en regardant les vagues refroidir nos bières pour l’apéro (en se faisant dévorer par des moustiques).

Après une nuit au sec, il se met à flotter vers 7h30, de plus en plus fort et sans interruption. C’est la première fois qu’on aura à remballer le campement sous autant de flotte. Autant vous dire qu’aujourd’hui, l’espoir d’un rayon de soleil pour sécher la tente est bel et bien mort.

Et en plus, notre tente, c’est de la m**** ! Plic ploc plic …

On se dit que nos débuts sur l’île Vancouver sont quand même sous le signe d’une météo bien merdique. On s’oriente vers une motel ce soir, pour dormir au chaud et faire sécher la tente imbibée (de flotte, pas de bière…).

La route retour, avec 20 minutes d attente pour travaux, yeaaah
Les minimalistes© en vacances

On prévoit de se barrer plus tôt que prévu vers les USA chercher le beau temps (ou au moins le sec).

Finalement, le lendemain matin est au beau fixe, grand soleil et tout et tout. Le luxe. On check la météo et on reconsidère les plans des prochains jours. Les USA attendrons encore un peu.

On se lance sur la piste jusqu’au sud de l’île, pour aller voir le mémorial du site d’un crash aérien au Mont Bolduc. Un vrai terrain de jeu pour mettre nos roues dans la boue et déjà nous profitons des premières couleurs de l’automne.

La piste est au top, mais se complique vers la fin, très raide et avec des cailloux de plus un plus gros. Je tape pas mal le sabot moteur. Au bout d’un moment j’abandonne et je béquille la moto en plein milieu de la piste et en pleine côte.  En mode, no more ! Je n’irais pas plus loin avec Ulysse. Je finirai les 900 derniers mètres à pied.

Enfin, les 900 derniers mètres … (bien raides je le rappelle), se transformeront en 2 kilomètres. Fafa n’avait pas bien lu son GPS… Lui aussi est planté en bas d’un virage un peu trop raide pour la moto qui elle même est un peu trop chargée. On finira tous les deux à pied donc.

En résumé, cette visite se mérite ! Ou alors avec son trail du week-end.

On arrive enfin en haut, tout transpirants, au milieu d’un calme incroyable et des sapins. Le lieu, très peu balisé, invite au recueillement. 

Ensuite, on se fait la redescente pour retrouver la piste principale, et on se dirige vers le campement du soir, encore dans une belle forêt tropicale bien humide, faute de trouver un spot plus adapté au séchage du lendemain matin.

Parfois, on se sent petits
Voir même, tout petits petits

Dernières pistes, puis routes de folies sur l’île, et direction Victoria où nous attraperons un ferry à 14h30 pour un départ à 15h. Autant dire que le passage à la douane américaine aura été plus qu’express, ce qui n’est pas au fond, pour nous déplaire.

« Muricaaaaaaaaa, here we come »

Au final, et malgré le taux d’humidité record, pas de regrets. L’île est fantastique, un vrai terrain de jeu pour mettre nos roues dans la boue. Et cette étape marquera notre entrée dans l’automne avec sa fantastique palette de couleurs. Ambiance garantie.

Nous voulions initialement prendre le ferry en direction d’Anacortes aux US, pour ensuite emprunter la route qui traverse le Cascade National Park tout au nord de l’état de Washington. Un rapide coup d’oeil sur la météo glaciaire des prochains jours dans ce coin là nous fera vite changer de route, pour Port Angeles sur la péninsule Olympique, plus au sud.

Idéalement, on aurait bien aimé arriver sur Seattle et faire un peu de visite de ville quelques jours. Mais le ferry au départ de Victoria vers Seattle ne prend que des passagers. Dommage.

C’est donc sur Port Angeles que nous rentrons sur le territoire américain, et que nous collons le quatorzième et dernier drapeau du périple. Même pas un contrôle des motos ou de chargement à l’arrivée, barrez-vous cons de mimes, et bienvenue aux Etats-Unis.

On se pose une nuit, puis deux. Un peu de sommeil à rattraper, et de logistique à faire. Au motel on croise un couple de californiens qui voyagent en trail aussi. Ils sont en train de bricoler leurs motos et nous racontent qu’ils partent bientôt sur l’île de Vancouver, puis qu’ils enverront ensuite leurs motos en Colombie. On en profite pour discuter et échanger quelques péripéties de voyage.  C’était aussi inattendu qu’agréable de les croiser ici.

Ensuite, on reprend la route, avec le soleil mais qu’est ce que ça caille ! En fait, il y a une grosse vague de froid en cours sur le nord-ouest des Etats-Unis, la météo devient notre boussole et les non-plans établis changent à peu près tous les jours.

« Forget fall, winter is here » : le titre de l’article de la chaîne météo…

On décide de ne pas faire Seattle, vu les tarifs des hébergements sur les grandes villes, et surtout on a envie d’avancer un peu. On découvre donc la péninsule olympique, avec de magnifiques paysages, au final très semblables au Canada.

Puis on se promène sur la côte, vers Seaside, avant de se faire rattraper par la pluie. L’Oregon j’en rêvais, mais au final on en aura pas vu grand chose. Ça sera pour une autre fois, avec un temps un peu plus clément !

Dernier aperçu de la mer avant la côte Est !
Fafa : »De toute façon, la mer, c’est monotone …. »

On tente une demande de couchsurfing sur Portland, mais comme l’application bug et qu’on a une réponse trop tard, on décide de continuer. Encore une fois, les tarifs des hébergements sont d’un rapport qualité-prix assez médiocre. Même le motel glauque au bord de la route qu’on voit souvent dans les films et séries américaine coûte au minimum 60 $ la nuit. Et pour le camping, c’est un peu raté : on a eu nos premières flocons cet après-midi ! Je rappelle qu’on est toujours fin septembre  (oui, je sais, on est carrément à la bourre sur la rédaction des posts…) !

C’est en passant par Springfield faire un petit coucou aux Simpsons, que nous croisons les Distinguished Gentlemans Riders du coin. On papote un peu et ils nous conseillent de pas trop traîner sur la route, sachant que de la neige est tombée hier et est de nouveau prévue ce soir. Le soleil d’aujourd’hui a probablement fait fondre le tout, et comme on est toujours un peu cons joueurs, on tente !

Belles rencontres improvisées
La grande classe

Et on a aucun regret. Oui ok on se prend de la neige sur et après le col, mais la route est fantastique ! On en apprécie le moindre kilomètre, avec une grosse banane dans le casque.

Après le col, le froid nous rattrape et nos orteils nous bénissent une fois arrivés au chaud dans la ville de Bend, où nous étions obligés passer. Et oui, pas moins de 18 microbrasseries dans la ville ! On aura le temps de n’en découvrir qu’une, mais ça donne clairement envie d’y revenir.

La ville édite même un passeport des microbrasseries locales. Le but du jeu ? avoir tous les tampons ..

Le lendemain, on retrouve les motos enneigées et on repart avec toutes nos multicouches de fringues, dans le froid, direction le sud !! Chaleur !!

J’osais encore espérer que Yellowstone ça serait possible, mais la météo m’indique au contraire que ça ne sera pas négociable cette fois-ci :

 

On a un ami d’un ami (c’est donc notre ami :D), qui habite dans le Colorado, c’est donc dans cette direction que nous nous rendons désormais.

La route nous emmènera d’abord dans l’Idaho, sur les pistes de l’Oregon Trail en passant par le parc Craters of the Moon. Que des paysages extrêmement variés et plutôt carrément sublimes.

Oregon Trail
Oregon Trail
Oregon Trail
Craters of the Moon
Craters of the Moon
Craters of the Moon
Petite piqûre de rappel
Tremblez pauvres fous, la pluie n’est jamais loin
Le all-day breakfast est notre nouvel ami ! Mangez 5 fruits et légumes par jour …. Hmmm …

C’est vraiment arrivés sur Salt Lake City qu’en plus du soleil nous retrouverons de la chaleur, carrément bienvenue.

Nous profitons de la générosité et du confort chez notre merveilleux hôte couchsurfing, Rob, pour nous reposer et recharger une peu les batteries pendant deux jours.

Il nous a même acheté des steaks de bœufs Wagyu. 85$ pour les 3. Encore !!!

On mettra ce temps à profit aussi pour visiter la capitale mormone et essayer d’en découvrir un peu plus sur cette communauté. Hélas, Fabien ne sera pas conquis par les préceptes du Livre des Mormons et de l’église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours (rien que ça). 

Le scepticisme incarné
Je suis déçue, je n’ai pas eu d’autographe 😀

 

C’est donc totalement hermétiques au prosélytisme  mormon, et dans le plus grand des péchés que nous reprendrons notre route après cette pause bienvenue. Encore merci à Rob pour sa générosité et ces chouettes moments passés ensemble.

Direction, encore plus au sud !

 

4 réponses sur “Vancouver Island et l’Ouest Américain : oubliez l’automne, après l’été vient l’hiver !”

  1. Bravo pour votre voyage cela donne envie .je vous ai suivi tout le long de votre voyage . A bientôt pour d autre aventure et si un jour vous passez dans le sud la porte vous est grandement ouverte. Avec des amis nous nous avons créés une page (moto roadtrip 34 ) pour faire partager les voyages et les bonnes adresses venez nous faire un petit coucou .A bientôt

  2. et du coup, le camping/bivouac est il compliqué aux states ?

    bon retour chez vous !

    en provence, le froid est arrivé et la neige sur le mont ventoux….
    (m’en fou, demain je trace faire une boucle espagne/portugal au chaud….enfin, j’espere 😀 …)

    1. Hello !
      Nope pas tant que ça, tant que tu as des parcs/forêts/espaces naturels autour. Encore une fois, Ioverlander est ton amis !
      Comme les américains sont fans de loisirs motorisés, tu as aussi beaucoup de zones de camping « primitif » : une table de camping, un endroit où faire du feu, et parfois des toilettes sèches (ou pas).

      Sur les zones plus plates et pleines de champs, c’était un peu plus compliqué à trouver par contre 🙂

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