Le Japon en août, part 2 : à grosses gouttes, tu transpireras

Pendant que Fafa s’extasie littéralement sur la visite d’usine (bon en vrai, j’étais super contente aussi !), je reçois la douloureuse suite à ma collision moto-portière post nuit blanche.

Ça pique … Comme l’assurance ne prend en charge que les dégâts de santé que tu pourrais causer, et non pas les dégâts matériaux, c’est bibi qui se retrouve à comprendre comment fonctionne le dépôt en banque pour rembourser ses méfaits. 500 € plus tard, vaseline non comprise, je peux enfin passer à autre chose.

Ça fait cher pour une rayure, mais c’est dans ces moments là qu’on se dit que ça aurait pu être bien pire… Désormais, je me gare à distance de tout ce qui pourrait être abîmé, j’essaye de dormir la nuit (avec la clim’, c’est mieux), et surtout je vérifie bien que la latérale est repliée quand je suis sur la centrale…. Bref j’essaye d’apprendre de mes erreurs.

Le lendemain, comme prévu on change les kits chaînes des deux motos, qui faisaient horriblement souffrir les oreilles. Celle de Fafa risquait de péter à n’importe quel moment, c’est bien de pousser ton matos à bout, mais là ça devenait un peu con. On a donc regardé les mécanos de Ricoland bosser sur les bécanes au travers d’une grand baie vitrée en buvant un café, expérience assez étrange (surtout pour eux?!). C’était super marrant de voir leurs têtes face à la crasse du bas de nos motos, les pauvres … La propreté de leur atelier a vécu deux temps : avant et après les Versys. En tout cas, super boulot et super service !

Bon, en vrai, y’avait pu d’café dans la machine ….

Fafa voulait changer ses plaquettes de frein avant lui-même, pour économiser un peu sur la main d’œuvre. Et finalement c’est le mécano qui lui a fait sur le parking, méticuleusement, comme jamais vu auparavant, et en 5 minutes top chrono !

Il était temps !

On est au taquet pour reprendre la route, les Versys et les pilotes sont ravis de ne plus avoir les dents kit chaînes qui grincent. Le reste de la maintenance se fera plus tard sur la route retour, chez un mécano proche d’Osaka.

J’ai aussi ma 3ème crevaison à déclarer sur la route… Mais plutôt originale celle ci ! C’est mon coussin de selle SW-Motech qui a rendu l’âme et qui est à plat… RIP mes fesses pour la suite de la route ! Un peu déçue de mon achat, à dire vrai.

Bref, aujourd’hui, on va à Kobe ! Il fait toujours une chaleur pas homologuée, et chaque arrêt est une torture. Notre voyage au Japon sera ponctué de visites de kombinis, ces supérettes ouvertes 7j/7 et 24h/24, où tu trouves de tout pour survivre, et surtout dans notre cas : la clim’! Poussée à fond, bien froide, bien choc thermique, because why not? L’environnement, c’est pour les ours polaires, pas pour les japonais… D’ailleurs, je ne vous ai pas encore parlé des emballages ici ?! Peut-être plus tard, si vous êtes sages…

Donc, Kobe ! On y va surtout parce que y’en a un qui se lèche les babines en attendant de goûter le fameux Waygu, le bœuf de Kobe de luxe bien gras et bien goûtu. Celui qui fond dans la bouche, et que tu dois appeler ton banquier avant de le commander.

On se dit que c’est qu’une fois dans la vie, et qu’on ne reviendra peut être pas à Kobe, alors banco ! On se trouve un petit restau sympa, et on y passe une excellente soirée dégustation. Vous n’aurez pas de photos, le pauvre bœuf n’a pas eu le temps de dire ouf qu’il était déjà dans nos estomacs ! Un délice à hauteur de sa réputation (et de son tarif).

Après le dîner, nous sommes partis nous balader en ville et avons profité d’un point de vue en haut du city hall.

Là, on a plus pris le temps de prendre des photos.
Stationnement à l’hôtel : mais si ça passe ! Elle est parfaite cette moto on vous dit !

Le lendemain, nous avons aussi visité le musée (grand publique cette fois) Kawasaki. Enfin, encore fallait-il y arriver…. Kobe est notre première « grosse » ville depuis notre arrivée au Japon, et ce qu’on peut vous dire (enfin surtout Fafa), c’est que c’est bien galère de s’y retrouver sur la route ! Entre le GPS qui ne te vois pas au bon niveau, les indications plus ou moins traduites, et le nombre d’embranchements disponibles, il y a de quoi faire perdre patience (ou des yens aussi, genre quand tu te retrouves sur une autoroute payante pas prévue…)

Mais grâce aux talents de notre ouvreur, on finit par y arriver !

Bon, il fait toujours chaud… je vous l’ai déjà dit ça ? Heureusement que Kawa pense à tout !

Le musée n’est pas immense mais il est très dense, et très ludique, on s’amuse comme des gamins et on y passe un chouette moment. Merci Kawa pour les entrées !

La Kobe Tower, juste à côté du musée

Oh l’arnaque !

On reprend la route en début d’aprem, et on décide de rappeler notre banquier pour prendre l’autoroute au dessus d’Osaka et de bypasser la ville. Rien que sur le bypass, on sent qu’on prend 10 degrés, alors traverser la ville, avec le trafic, les feux et tout ? Hors de question…

Après s’être reperdus 2-3 fois, on est sur la route pour Nara, où on passe une nuit, puis Kyoto. Les quelques prochains jours : place à l’histoire et au patrimoine (et à la gastronomie toujours, faut pas déconner non plus) ! Et en tenue plus adaptée à la météo, s’il vous plaît !

Les bambis se promènent partout !
Et ils ne sont vraiment pas farouches

On est contents de pouvoir s’immerger dans la culture japonaise dans ces deux villes respectives, et de passer plusieurs jours sans avoir à enfiler les bottes moto. On alterne les visites de temples, de jardins et de châteaux. On se promène en ville, au ralenti, sinon on meurt. La ville est grande et le potentiel de visite encore plus, on fait des choix et on y va à notre rythme.

Première soirée sur Kyoto, rencontre improbable au détour d’un rue, je tombe nez à nez (de nuit, faut le faire…!) avec Alice, une collègue de chez L’Oréal en vacances avec son mari et ses deux garçons ! Ils viennent d’arriver au Japon et sont encore en plein jetlag, donc on se met à la recherche d’un restaurant et on dîne tous ensemble 🙂 C’était très sympa de les croiser !

Photos en vrac, version 4 jours de visites nature & culture :

On a beaucoup aimé la simplicité travaillée de l’architecture, des bâtiments et la qualité des matériaux utilisés. L’artisanat est beaucoup mis en valeur et c’est appréciable.

Photos en vrac, version il faut aussi nourrir le corps en plus de l’esprit :

Le dernier après-midi, on décide de louer des vélos pour couvrir une surface plus large. Aujourd’hui, roulez jeunesse mais sans casque et sans moteur ! La ville est faite pour le vélo, la balade est agréable et au moins ça fait de l’air quand on roule !

On visite le palais impérial, ses jardins et ensuite une petite marche dans la montagne au milieu des toriis. Et puis c’est l’avantage du dénivelé, plus tu montes, moins y’a de touristes ! C’est l’effort qui fait le tri, et on est bien tranquilles en haut.

On aura encore bien transpiré, pour notre dernière journée à Kyoto !

A partir de maintenant, on se dirige progressivement au nord, vers Akita, en remontant la côte ouest. Pour aller faire un coucou à ma copine Yuri, que j’avais rencontré il y a 14 ans en Australie ! Ça ne me rajeunit pas tout ça 🙂 Depuis tout ce temps, on s’échange des cartes postales et des colis. Quand le projet de ce voyage s’est monté, on avait initialement en tête une boucle en Asie Centrale et en Russie, en aller-retour. Mais une fois arrivés sur Vladivostok, le Japon n’est plus très loin ? Depuis le temps que je voulais revoir cette amie ! Et voilà, on s’approche du moment, de la raison principale pour laquelle nous sommes en train de cuire vapeur littéralement !

Mais il reste encore quelques 900 bornes pour y arriver. Nous n’y sommes pas encore … En Russie, on se serait regardés avec Fabien, et on se serait dit : « on le tente en une journée » ? Vu comment on était partis avec les challenge débiles !

Ici, hélas c’est même pas en rêve…. Ou alors, vous l’aurez compris, avec beaucoup de patience, et après un nouveau coup de fil au banquier. Parce que le Japon à moto, au mois d’août, ça nécessite une ligne directe avec lui !

M’enfin… On remonte en 3 jours, via Kanazawa, une super étape bien moins touristique après Kyoto, et pourtant super intéressante. D’autant qu’on se promène by night et que toutes les échoppes sont fermées. Bienvenu dans une ambiance médiévale asiatiques, toute en bois et éclairée à la lueur des lampions et de la lune. Coup de coeur !

Ensuite, on reste sur la côte :

Ouais, ok la photo au bord de la mer, mais magne, j’ai trop chauuuuuuudd, je fooooooonnnnnd aaaaahh
D’ailleurs, même le sol il fond ! Trop chaud je vous dis !

Direction Niigata, haut lieu de production de riz, et donc de saké. Ce soir, c’est dégustation dans le Lafayette Gourmet local !

« The Wall » à saké, parfait pour déguster !
Plan rapproché, pour vous donner une idée du fonctionnement de la bête

C’était intéressant, dans le sens où nous avons pu découvrir quelques subtilités, mais le saké n’est pas prêt à détrôner le whisky et le rhum de notre étagère…

Le lendemain, c’est le grand jour ! Nous allons voir Yuri et sa petite famille, à … Yurihonjo ! La ville est située une petite heure au sud d’Akita. La route côtière pour y arriver est sublime, mais je n’ai pas de photos à vous partager hélas, les arrêts étant bien trop durs à gérer à cause de la chaleur (oui, je sais, je radote, et oui, c’est à ce point là…).

Les retrouvailles sont pleines d’émotions, on a pleins de choses à se raconter et à découvrir ! Ça tombe bien, on va partager la prochaine semaine ensemble. Elle sera riche en repos, en échanges et en découvertes ! Nous ferons partie intégrante de la famille et ça nous fera beaucoup de bien. On abandonne un peu les motos et les équipements quelques jours, au grand plaisir de tous 😁 La machine à laver sera aussi fortement mise à contribution héhéhé…

Cette semaine on aura été voir des feux d’artifices, et on peut vous dire que les japonais ne rigolent pas avec ça ! On aura fait des parties de Jenga à faire exploser le stressometre et redécouvert le Cluedo (or « Clue » in English), on aura appris quelques nouvelles recettes, qu’on se sera ensuite empressé de déguster ! On aura arpenté les couloirs de supermarchés avec Miyuki et Ryan : « et ça, c’est quoi? » « et ça ? » « ça se mange comment ? » « pourquoi c’est tout vert et tout gluant ? » « et toi, les yeux de poissons, tu les aimes plutôt comment? », échanges culturels amusants à toute occasion, avec deux enfants super curieux de tout et de très agréable compagnie. On aura aussi péché des petits poissons à côté des rizières (ambiance Miyazaki garantie !), on aura pris des cours d’origami, mais pas retenu grand chose, et surtout on aura passé de supers moment ensemble !

On échange beaucoup sur le Japon, sur les challenge d’un couple multiculturel, de l’éducation des enfants dans ce contexte et des barrières de langue pour Jim au boulot. On passe une semaine super chouette et détente, c’était une vraie parenthèse de bonheur social !

Merci encore à toute la famille de nous avoir accueillis aussi spontanément et généreusement ❤️

Quelques retours en photo pour illustrer tout ça, et garder ces moments bien au chaud dans notre mémoire :

Nous aussi on gère les « feux d’artifices » héhé
Et la pèche !
Buddha doré géant
Planqué dans son temple au milieu de la montagne luxuriante
Partie n° 36 : Dc Mustardt, Kitchen, Rope
Ce n’est que le début !
Session camping sur un long week-end, avec un autre couple multiculturel. Au top !
Session dégustation : au restau
Session dégustation : étape de préparation
Session dégustation : à la maison
Photo de groupe avant départ 🙂

C’est l’heure de reprendre la route !

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