Arrivée en Russie

On se remet de nos émotions Tchernobyl après une nuit bien appréciée. Le lit est toujours aussi pourri, mais Fabien va mieux, et c’est tant mieux car aujourd’hui on reprend la route.
Je serais bien restée un peu plus sur Kiev, pour découvrir la ville, mais comme l’hôtel n’est pas top, la flemme de prolonger ou de tout déplacer pour une nuit supplémentaire. Ça sera pour une autre fois ! L’Ukraine est vraiment une destination sympa, malgré le contexte.


Aujourd’hui, direction un patelin au milieu de nulle part, pas trop loin de la frontière vers la Russie, en passant par une ville qui a l’air très sympa : Tchernihiv.

On y arrive sous le soleil, autant vous dire qu’après la journée glaçante, dans tous les sens du terme, à Tchernobyl, on est carrément ravis. On en profite même pour déjeuner en terrasse, et sortir les lunettes de soleil ouaah ! La ville est effectivement toute mignonne, on hésite à y passer la nuit. Mais l’appel de la Russie se fait sentir.

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Bière-frites, où comment reconecter avec ses origines.

On reprend la route vers Batouryn, qui s’avère en fait être une ville historique, et non comme injustement évoqué précédemment « un patelin au milieu de nulle part ».
Sauf qu’on en verra pas grand chose, car c’est à mon tour d’être attaquée par un féroce et mystérieux mal de bide/gerbator. Fort probablement lié au déjeuner, en tout cas, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivée.
Heureusement, notre hôtel est bien calme et confortable. Ça aide un peu à s’en remettre, même si la nuit sera moyennement agréable pour moi.

Le lendemain on hésite à reprendre la route. L’estomac tiendra ? Tiendra pas ? On tente le coup, malgré le stress frontière et le risque d’attente, avec plus ou moins des toilettes, plus ou moins propres…
Du coup, on part un peu tard, ce qui impactera la suite de la journée.
On prend un déjeuner rapide dans la ville à 5 kms de la frontière. Une petite soupette pour ma part, ça a l’air de tenir (oui oui, vous allez connaître toute ma life :D). On fait quelques courses pour finir nos derniers hryvnias (à tes souhaits ?) ukrainiens, qui ne serons plus trop utiles maintenant, et on reprend la route.
Enfin, un semblant de route. Avec beaucoup, beaucoup de nids de poules, et une conduite au radar obligatoire.

Heureusement que c’est pas loin, on se demande presque si c’est pas volontaire pour dissuader le passage. Des barbelés commencent à apparaître sur le bord de la route également, ambiance…
On arrive à 14h00 à la douane ukrainienne. 1er contrôle, militaire très friendly, et là, je me pète la-men-ta-ble-ment la gueule par terre, casque et moto compris. En gros, j’ai tapé dans le casque en voulant descendre de la moto, et en voulant le rattraper, j’ai fait basculer la moto, ainsi que mon divinissime postérieur. Comme ma béquille est pas géniale à la base, le tout est parti dans le bas côté. J’ai donc l’honneur d’inaugurer la première gamelle du voyage. Pas de bobos (hormis mon égo, et quelques rayures sur le casque), tout va bien (sauf l’égo, je l’ai dit ça déjà ?).

Deuxième contrôle, un peu moins friendly mais ça va, c’est la douane après tout. Contrôle des passeports et de motos, ils vérifient un peu tout. On communique principalement par Google traduction, petit moment de latence quand ils nous demandent si on a de l’argent, combien, si on peut leur en donner. On fait mine de ne pas comprendre. Fabien rigole et détend l’atmosphère. Ils insistent pas. Troisième contrôle, petite latence encore. Ça prends une bonne demi-heure alors qu’il n’y a quasiment personne, mais c’est pas pire. Au revoir Ukraine, prochaine étape la Russie !

C’est beaucoup plus propre et ordonné côté russe, les douaniers sont globalement souriants et agréables, et il n’y a quasiment personne. On se dit que ça va être rapide.
Alors, le contrôle de passeports, 2 minutes top chrono, un grand sourire. Nickel.
Par contre, le contrôle du véhicule, c’est une autre histoire…
Ça nous aura pris au final environ 3h28… dont 30 secondes de contrôle de bagages par moto, 15 minute de remplissage de formulaires et le reste d’attente. Et heureusement que tout allait bien !
C’était juste affreusement pas optimisé et très long. Une personne sur le coup, qui nous a fait remplir 3 fois le même papier parce qu’il n’était pas rempli comme il fallait, etc etc. 15 tampons plus tard, on peut partir. Il est 18h et il nous reste 166 kms à faire. Avant la tombée de la nuit de préférence, quand même…
D’autant que sur les premiers kilomètres, on réalise que la conduite à la russe est un peu plus punchy qu’à l’ukrainienne. Il va falloir être vigilant.
On arrive à Koursk by night, avec un petit finish travaux pour le challenge… On est content d’avoir réservé la chambre d’avance ! C’est tout cosy mignon, la dame qui nous reçoit à le débit d’une mitraillette et ne parle pas un mot d’anglais. Dieu merci, mes deux ans d’efforts d’apprentissage de russe payent et me servent un peu. J’ai même le droit à des félicitations 🙂 Après les coup de fil à la famille, c’est l’heure de notre première nuit de repos en Russie, bien méritée (sous l’oeil protecteur du grand Vlad) !

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Putin, il est tard ! ©Fafa

Le lendemain, on fait un rapide city tour à moto dans la ville et on continue notre route vers l’est. Ce soir on est à Voronej. D’ailleurs, on y arrive assez tôt, ce qui nous permet d’aller se promener et de découvrir la ville à pied. On a encore du soleil. Oui je sais je parle beaucoup météo, mais vous comprenez, à moto la météo c’est important, ça joue beaucoup sur le moral (et la tension des muscles de mon dos/ma nuque/mes bras) 😀

La ville est assez agréable, on commence à se familiariser avec les statues de Lénine et les places Lénine, les stations de bus Lénine… Ah pardon, j’en fait un peu trop ?

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On retire enfin nos premiers roubles, ce qui peut aider quand on veut se prendre un café au bord de la route, plutôt que de sortir la Visa Premier 😀

Après notre balade bucolique au centre ville, et la visite de la magnifique cathédrale de l’Annonciation, on fait quelques courses pour se préparer le dîner à l’hôtel. Même si sortir n’est pas très cher, c’est bien aussi de se faire a manger de temps à autre, pour le budget et pour l’équilibre alimentaire (genre insérer des légumes dans l’assiette par exemple).

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Prochaine étape, Volgograd ! On a prévu de s’y poser 2 nuits, Fabien étant amateur de la 2ème guerre mondiale, il semblerait que ce soit la ville idéale pour en apprendre et en ressentir un petit peu plus à ce sujet.

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