La route sans frontières

Après une première nuit de camping en Alsace, nous passons rapidement en  Allemagne par la Bavière, le long du lac de Constance. Au final, on ne verra pas grand chose du lac et la route en travaux nous fera perdre un peu de temps. L’objectif final étant d’aller jusqu’à Fussen,  juste à côté de deux châteaux de contes de fées que je voulais voir (avec plein de h, de c, de s, et de wan quelque chose.. et de stein aussi.)

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Photo de professionnel « bien équipé »

Photo à l’arrache, mal cadrée et à contre-jour, avec un tout petit petit chatounet au fond à gauche

Le camping initialement sélectionné qui n’accepte pas les tentes (!), l’alternative (pour tentes) qui n’ouvre pas avant fin avril, et la pluie bien froide, auront eu raison de notre envie de monter le camp ce soir là. On débarque dans une auberge de jeunesse trouvée en last-minute dans le centre de Fussen, parfait pour une nuit au chaud, et un réveil dans un cadre bucolique.

Le lendemain, on repart au sec, reposés, pour aller voir ces fameux châteaux de plus près (mais sans les visiter non plus, faute de temps prévu sur ce périple-ci), et on reprend la route vers notre prochaine étape, allemande toujours, mais proche de la frontière tchèque. On change d’option camping, la première étant initialement à 800 mètres d’altitude, on redescend et Fafa nous en dégote un super le long d’une rivière. On plante au sec, sous le soleil, et on a même la bière en apéro, chez des hôtes charmants, parfait. La nuit fut bonne, mais le réveil humide. La tente fait pas mal de condensation, et même en l’absence de pluie, il y avait de la flotte un peu partout ! Taux d’humidité à 400 %, proximité de la rivière et crue récente sur notre lieu de campement oblige. Impossible de faire sécher tout ça avant de partir, on replie la tente encore bien trempée ! Sinon à 17h on y est encore. Des copains motards nous suggèrent de la mettre entre les deux motos en roulant pour faire sécher. Autant vous dire que, bien que l’idée soit tentante, on a pas voulu s’y risquer 🙂

« T’aurais pu fermer le top case quand même… »

Juste avant de partir, après un rapide check moto matinal, Fafa se rend compte que mon phare avant ne fonctionne plus. Première avarie sur le trajet, elle arrive un peu tôt, mais est assez bénigne et rapidement réglée. Et ce grâce à un concessionnaire de moissonneuses batteuses/tracteurs, qui vendait aussi des 2 roues Honda (tiens tiens, on a peut être un lien avec la Deauville…. :D), pile sur notre route, qui nous change ça en deux minutes avec ses doigts de fées (bien graissés).
On passe en République Tchèque sans presque s’en rendre compte. La route est belle, il y a des sapins et des lacs partout, ou alors des champs, il fait toujours un peu gris et ça caille sec. Enfin « sec », façon de parler parce-que le taux d’hygrométrie n’était pas vraiment descendu. Les kilomètres défilent, sans difficulté et avec plaisir. Déjeuner improbable le midi, dans un excellent petit restaurant, en mode on parle pas tchèque/allemand, la serveuse ne parle pas anglais, ça m’a rappelé des souvenirs de notre escapade d’il y a fort longtemps avec ma Soeurette 🙂 Règle n°1 dans ce cas : un sourire et ça peut tout changer. 

Soupe ! Chaleur ! Manger & Boire en même temps ! Ouaiiiiiis

Ensuite, première nuit à côté de Brno, dans un hôtel ouvrier improbable au milieu de la forêt et surplombant un lac, et le lendemain ça repart direction la Pologne. Objectif du jour : Cracovie. J’avais visité il y a fort fort longtemps (encore plus fort fort fort longtemps que le voyage entre frangines !!) lors d’un voyage scolaire à Auschwitz notamment, et j’en gardais un excellent souvenir. Ça sera donc notre première pause de deux nuits sur la route, avec l’objectif visite culturelle et balade à pied sur une journée. Objectif atteint, mais hélas sous la pluie et 3 degrés. Brrrrr …. ça caille ! Et la pluie n’aura pas arrêté de la journée. Pas de répit pour les braves ! En tout cas, cette pause est la bienvenue, le cadre est effectivement très chouette, et on en profite pour bien boire et manger pendant deux jours. Les essentiels quoi.

Là ça va encore, parce que c’est le matin, alors je souris.
La halle aux draps (et aux touristes)
On dirait que je me cultive, mais en fait, je cherche juste de la chaleur…
Le château
Si j’ai tout bien compris, ça veut dire bière. Mais je sais pas en fait, je parle pas le tchèque. En tout cas, on a bu de la bière.

Prochaine étape, l’Ukraine ! On croise les doigts pour que tout se passe bien, puisqu’il s’agira de notre premier passage frontière du voyage, et de la sortie de l’Union Européenne.

D’où le titre de ce poste. Il nous rappelle à quel point l’Europe est accessible et qu’il est agréable pour le voyageur de pouvoir y circuler librement. Nous avons parcourus (assez rapidement cette fois-ci, par choix, puisqu’il faut choisir !) plus de 2000  kms, en changeant de langues, de monnaie, de cultures, de pays.

Les passages de frontières sont souvent une source d’angoisse, de frustrations bureaucratiques, et de doutes, pour le voyageur. Il est vrai que les longues files d’attente, les douaniers parfois zélés et aussi aimables qu’un parisien et le risque de se voir demander un bakchich n’incitent pas forcément à la joie. Mais il est parfois bon de se rappeler qu’avec un passeport, qui plus est français, il est facile de franchir les frontières : vous avez attendu 4 heures pour passer ? Certains tentent leur chance quotidiennement pour échapper à leur condition, et risquent beaucoup plus.

Apprécions la chance que nous avons et profitons-en pour découvrir le monde, tout en s’élargissant un peu l’esprit sur ces questions complexes 🙂

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