Après l’effort, le réconfort !

Arrivés vers 20h à Zagora après nos deux jours de piste de folie (tellement d’émotions !), GG nous avait réservé une petite surprise, bien agréable et luxueuse.

Nous nous garons ravis et bien crevés devant Chez Ali, hôtel-auberge qui ne paye pas vraiment pas de mine de l’extérieur, mais qui révélera très vite tous ses charmes.

Il fait noir, nous sommes rincés et les chiens errants partent en courant dès qu’ils nous reniflent.

piste Taouz - Zagora
Attendez de voir la suite…

Une bonne table, un magnifique jardin arboré et fleuri tout en longueur, et au bout de ce dernier, ô plaisir et détente en perspective, une piscine ! Fabien aura du utiliser sa force restante pour m’empêcher de m’y jeter toute habillée, afin de se débarrasser de tout ce sable accumulé.

Oh ouiiiiiii !
On est pas bien là ?

Nous restons deux nuits à Zagora, pour profiter d’une douche chaude, de la piscine, reprendre des forces et faire un peu de lessives (en animaux puants que nous sommes devenus, en quelques jours à peine… :D). C’est qu’il fait chaud dans le désert, même en octobre !

Nous en profitons également pour découvrir la ville à pied, faire quelques emplettes et la tournée carte postale (ou pas, pour ceux qui nous connaissent bien ahahah). Et surtout, on se re-po-se ! Et oui, on reprends la route bientôt, et les arrêts prolongés dans un seul et même endroit seront rares par la suite, donc on savoure.

Farniente …
… et errances curieuses en ville !

Cette étape restera comme une petite bulle de détente du voyage, mais ça ne sera pas la dernière !

Après deux jours en suspension, des ploufs et quelques balades aussi, malgré la chaleur, il est temps de refaire les bagages pour repartir.

Heureusement, nous voyageons tous relativement léger (les pièces de rechanges restants dans les sacoches des XT 500), et l’étape de chargement n’est pas trop chronophage. Nous commençons tous à être bien rodés ! Après une dernière photo mythique (nous sommes à 52 jours de chameau de Tombouctou), nous reprenons la route vers Aït-Ben Haddou (environ 200 kms).

Dromadaire ou Versys, même conso !

Encore une journée à traverser des paysages magnifiques et contrastés. Qu’elle est dure la vie !

GG le photographe : « J’avais dit groupés, Raph ! »
Fafa : « Je m’en vais te les dégouter instantanément les collègues là, bon spot photo ! »

Par contre, ce que l’on ne voit pas sur les photos, c’est le vent latéral, qui souffle à faire décoller une Kawa, voir même, oui oui ! une XT 500 !

La ligne d’horizon et nos montures ont étrangement pris beaucoup d’angle ce jour-là, le vent étant tel qu’il nous était impossible de rouler à la verticale.

windy my little pony GIF

La journée sera donc au final assez éreintante. Mes cervicales ont pris cher entre le poids du casque (même contenu) et le vent latéral contre lequel tout le corps lutte !

Heureusement, une nouvelle surprise de GG nous attends le soir. Et oui, qu’est ce qu’il est fort ce GG, prévoyant, prévenant, photographe de talent, nous avions un guide exceptionnel rien que pour nous ! De vrais petits chanceux.

L’arrivée à Aït-Ben Haddou se fait en fin d’après-midi, nous avons encore bien traînés en route (et puis au final, on est pas pressés !). La météo s’est progressivement rafraîchie dans la journée, après le désert bien chaud, j’ai presque froid ! Une pause photo s’impose devant le décor magnifique qui se présente une nouvelle fois devant nous.

« Mais si regarde chérie, avec la poussière ça fait trop un effet artistique et tout…. » « Grumpf. Froid. Faim. Grumpf »

Pour ma part, j’ai tellement peur de m’envoler et je suis tellement crevée, que je reste ancrée sur ma moto, à me manger les dernières (violentes) rafales de la journée. Je maudis dans mon casque ces photographes qui retardent le moment fatidique de ma douche chaude et de mon délicieux couscous à venir ! Autant vous dire qu’en plus, à ce moment-là, je n’avais aucune garantie d’avoir de l’eau chaude, et je ne savais pas encore ce que j’allais dîner…

Une fois les objectifs de ces messieurs remballés, nous arrivons à l’auberge de Tombouctou, où nous bénéficions d’un superbe accueil par nos hôtes. Encore un bel endroit et de beaux échanges en perspective, grâce au réseau marocain de GG. La soirée se déroule autour d’un merveilleux couscous (l’un des meilleurs que j’ai dégusté je pense), un mariage berbère (ou pas !), une soirée musicalo-cacophonique, et une bonne nuit de récupération.

C’est bon la photo ? Je peux manger maintenant ?
On a la tenue, mais on avait oublié les bagues, oh zut alors !
Comment qu’est ce que ça marche ?
C’est bon la photo ? Je peux boire maintenant ? Episode 2

Après une petit-déjeuner de roi (de reine), nous partons visiter le village d’Aït-Ben Haddou, un ksar inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, qui a servi de lieu de tournage de beaucoup de films (dont Gladiator), et qui à l’heure où nous y étions était à peu prés, relativement, un peu, vite fait, préservé de l’afflux massif de touristes. Il faut dire que l’endroit est magnifique, et qu’il aurait été dommage de ne pas s’y arrêter pour le découvrir.

Et pan les contrastes de couleurs
Ah que coucou

Après, la visite de la ville, la pause café/thé à la menthe qui va bien, on se refait une petite séance photo (parce que quand même, un fond pareil ça se rentabilise) et on reprend la route en direction de Ouarzazate, puis des fameuses Gorges du Dadès.

C’est reparti !

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